‹ La sorcière, drame en cinq actesChapitre 87 sur 133 · ACTE TROISIÈME · texte numérisé non relu

ACTE TROISIÈME

TOUS

Voilà ! voilà !

Ils s'éloignent avec les mêmes bruits qu'à l'arrivée. Enrique remonte vers le fond, écoutant si les valets descendent.

Z 0 R A Y A , ouvrant la porte avec précaution et regardant dans la rue.

Ils s'éloignent ! ... Ils tournent la maison, (peu après on entend la sérénade plus loin. Et la voix d'un chanteur:)

L'amour vainqueur Est un feu qui dévore !

Ouvre ton cœur A l'amant qui t'implore.

(zoraya ouvre la porte toute grande et regarde plus à l'aise. ) La

rue est libre. Vite I (voyant Enrique qui, redescendu à droite,

cherche à terre.) Boil Dieu ! qUO clierclies-tu?

ENRIQUE

Sa dague, qu'il a laissé tomber.

Il la ramasse et court vers la porte.

ZORAYA, lui saisissant le bras .

Ah! oui, oui!... Et avant c^u'on nous arrête, tu me tueras !

ENRIQUE

Et moi après 1

Z 0 R A Y A , voyant s eclairef la porte du rez-de-chaussée, au fond .

Les voici. Vite ! vite !

Enrique sort derrière elle. Au même instant la porte du rez-dechau?sée s'ouvre et Ramiro entre vivement sur la scène avec deux valets, dont l'un porte une lanterne. Ils descendent. Ramiro aperçoit le corps de Cardenos, arrache la lanterne des mains du valet et éclaire le visage du mort.

TOUS LES TROIS, sourdement.

Cardenos !

L'un des valets, voyant la porte de la rue ouverte, y court, sort et regarde dans la rue. L'autre vient le rejoindre et ils s'élancent tous deux en courant et en criant : « Arrêtez les assassins ! Arrêtez ! arrêtez! » Pendant ce jeu de scène, très rapide, la sérénade n'a pas cessé de jouer.

Rideau.

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