ACTE QUATRIÈME
ALBOPxNOS.
Pourquoi nous convoquer ainsi d'urgence, avant la pointe du jour?
C L E 0 F A s , allan t au groupe à gauche.
Leurs Excellences auront la bonté de nous le dire.
CALABAZAS.
Nous l'ignorons comme vous.
IBARRA
Et nous avons été fort surpris de la visite matinale de l'agent du tribunal, nous conviant de la part de Son Éminence, pour affaire urgente et grave.
ALBORNOS .
Dont vous n'avez aucune idée?...
IBARRA et CALABAZAS.
Aucune.
C L E 0 F A S , à Molina qui vient d'entrer par la droite.
Et vous, mon révérend père?
MOLINA
Pas plus que vous.
CALABAZAS .
En tout cas, il ne saurait être question, je pense, cle ces deux femmes que nous devions interroger de nouveau, après vêpres, sur le fait de sorcellerie.
MOLINA
Qu'elles avouent d'ailleurs !
IBARRA
Ce qui simplifie la besogne.
CLEO F AS, voyant Oliveira qui descend après être entré par la gauche.
Ce n'est pas l'avis de mon excellent confrère, maître Oliveira, qui vous dira que ces aveux-là ne suffisent pas pour les condamner.
Tous se tournent vers Oliveira, l'interrogeant du regard.