LISTE CHRONOLOGIQUE DES SOTTIES QUI NOUS SONT PARVENUES
Les TROIS Galants, farce joyeuse a cinq personnages, c'est a sçavoir : Le premier Galant, Le Monde qu'on faict paistre,
Le deuxième Galant ' 5 Ordre.
Le troisième Galant,
[Rouen, vers 1450 i*]
Cette pièce est, croyons-nous, la plus ancienne sottie qui nous ait été conservée ; aussi présente-t-elle de nombreuses obscurités. En voici les premiers vers :
Le premier Galant commence et dict :
Et puis, est il façon aulcune?
Le deuxième Galant.
De quoy faire ?
Le troisième Galant.
De quicter tout.
Le premier Galant.
Y fouldra quelque un ou quelque une De bref, qui nous mectra deboult.
Je songe.
Le deuxième Galant. Je suys en escoult. 5
Le troisième Galant.
J'ey mains et sy ne puys rien prendre...
Le plan de la sottie est des plus simples. L'un des Galants veut aveugler le Monde
Et luy faire entendre que noir Sera blanc ;
un autre veut le faire paître,
Luy disant qu'il a une toux
Qu'i fault que par herbe on garisse.
Ils mettent ce beau projet à exécution, dès que le Monde entre en scène, mais celui-ci se moque de leurs finesses ; il a pour lui l'argent. C'est en vain que les galants convoitent son accoutrement, son pourpoint, sa toque ; ils ne les auront pas. Ordre accourt au bruit de la dispute et ne peut réussir à concilier les parties. Il y a longtemps que le Monde le connaît, mais les Galants ne le connaissent pas ; ils vivront donc sans
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Ordre, et le Monde ne leur donnera que « troys vins de nois », comme à des « SOS radotes ».
Sans pouvoir donner une preuve positive de notre opinion, nous croyons que Les trois Galants appartiennent au milieu du xv siècle. Avec quelque eirorl on pourrait voir une allusion historique dans le passage suivant :
Ordkk.
Que dient ces vassaulx, 360
Qui sont en ce poinct arrivés?
Le Monde.
Se sont trois povres Kngclés Qui me veulent menger toult cru.
Ordre. Monde, s'en leur a rien acreu, Qu'on les paye afin qu'i s'en ailent (/. voiscnt). ]6<^ Que vous tault il ?
Le Monde.
Y se déguisent ; Moitié figues, moytié raisins, Combien qu'i sont tous mes voisins...
Ordre ne voudrait-il pas dire qu'il vaut mieux acheter des Anglais les places qu'ils occupent encore que de leur faire la guerre ^^ Si le Monde les appelle ses « voisins )>, c'est que la scène se passe en Normandie (l'emploi des formes avions pour avez-vous (y. 266) et on pour nous (v. 406) ne laisse aucun doute sur ce point).
Un nom propre que nous n'avons pu identifier servira peut-être à reconnaître si notre hypothèse est exacte. On lit au v. ^03 : Dieu ayl l'ame de Paul Flatart !
La pièce se termine ainsi :
Ordre.
Enfans, que nous face debvoir De chanter, a la departye.
Quelque chanson qui soit partie.
Hardiment, je vous en dispense.
Le deuxième Galant.
Voila pour nostre recompense. 44^
Le premier va devant, commence.
On remarque (v. 155 sqq.) une chanson qui commence ainsi :
Atendés a demain, atendés a demain !
Il y sont ; chascun faict sa main.
Le texte indique en deux autres endroits que les Galants chantent des chansons.
Bibliographie.
A. Biblioth. nat., ms. franc. 24341 (olim La Vall. 63), fol. 12^ b- 1 32 b.
B. Le Roux de Lincy et Michel, t. II, n" 25.
Les Menus Propos.
Personnages.
Le Premier, Le Tiers.
Le Second,
[Rouen j février 1461.]
Les Menus Propos peuvent être considérés comme le type de la sottie primitive ; ils ne renferment aucune action dramatique ; c'est un simple dialogue entre trois sots. Les questions relatives à cette pièce ont été parfaitement élucidées par les derniers éditeurs, dont nous ne ferons guère que reproduire le travail.
La sottie commence par un triolet ainsi conçu :
Le Premier.
Se je vous doy, je vous payeray ; Ce sont les gaiges de Treviéres.
Le Second.
Faictes moy voye ; si me serray.
Le Tiers.
Se je vous doy, je vous paieray.
Le Premier.
Il sera jour quand je verray 5
De beurre frez faire chiviéres.
Le Second.
Se je vous doy je vous payeray ; Ce sont les gages de Treviéres.
Elle mérite surtout d'être étudiée à cause du grand nombre de proverbes et de dictons populaires qu'elle renferme. Les noms géographiques y abondent ; on y voit figurer diverses villes ou villages de Normandie : Bayeux, v. 517; Beaumont [-le-Roger], v. $36; Bostcachart [Bourg-Achard], v. 94; Cahieu, v. 135; Gibray [Guibray], v. 163; Isegny, v. 133; Saint-Lo, v. 186; Treviéres, v. 2, 8; Villedieu [-les- Poëles], V. 482, sans parler de la vallée d'Auge, v. 497, ni de la Toucque, v. 134; mais Rouen et ses environs y tiennent la première place et l'on ne peut douter que les Menus Propos ne soient d'origine rouennaise. Les étrangers ne connaissaient guère le Robec (v, 42 j), la
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chapelle Saint Mor (v, 19^, 291) ; la porte lieauvoisinc (v. ^99) ; les Moliniaulx (v. 184), non plus que le privilège attribué ^ la fierté de saint Romain de délivrer chaque année un prisonnier (v. 427). Lesautres allusions géographiques : Heauvais (v. 4H1); Paris (la Grève, v. 115; les Quinze Vings, V. ]i]\ la porte Baudaiz, v. 182); Nevers (v. 447); la Bresse ^v. 177), Gonslantinople (v. 188), n'ont aucune valeur particulière. L'auteur écrit pour des Normands, dont il ne manque pas d'exalter le courage :
C'est bon courage que Normant ; Jusque au mourir il ne se rend.
La date de notre pièce n'est pas indiquée d'une manière moins précise que sa patrie. Tout d'abord, nous y relevons une allusion à Du Guesclin (v. 502), à la bataille de Formigny, livrée en 14^0 (v. MiJ et à la (( bataille aux gays » (v. 145), que Le Pogge place en 1452 ; mais les v. 165-164 contiennent la mention d'un événement plus récent, la défaite du duc d'York, qui eut lieu à Wakefield au mois de novembre
Tous ceux de Londres sont matés
Et est vaincu le duc d'iort.
Par contre, on lit aux v. 411-412 :
Ou est la Pucelle du Mans?
Jou elle plus de ses fredaines?
Il s'agit ici de Jeanne Le Féron, qui en 1460 essaya de se faire passer pour Jeanne d'Arc et fut condamnée pour ce fait au mois de mars 1461 . Les Menus Propos paraissent avoir été écrits entre la mort du duc d'York et la condamnation de la fausse pucelle. Comme on doit y reconnaître un divertissement de carnaval et qu'ils contiennent même une allusion à « karesme prenant » (v. 41), on peut les dater avec une certitude presque complète du mois de février 1461 .
Les Menus Propos^ si curieux comme recueils de proverbes et de dictons, présentent encore un autre intérêt. Il est très-probable que nous en connaissons l'auteur et les acteurs. Le premier paraît s'être nommé dans les vers suivants (95-96) :
Autant vault a dire Richart Comme Cardin ou Card'mot.
Cardinot était un joueur de farces normand qui florissait au milieu du xv^ siècle. Il est cité avec d'autres comédiens de son temps dans la farce du Bateleur (Le Roux de Lincy et Michel, IV, n° 69, p. 16 ; Fournier,
Voecy maistre Gilles des Vaulx, Rousignol, Briére, Peuget Et Cardinot, qui fait le guet,
Robin Mercier, Cousin Chalot, Pierre Regnault, ce bon falot, Qui chants de Vires mectoyt sus...
Il est assez fréquent au moyen-âge de voir des auteurs se faire connaître en intercalant leur nom au milieu de leurs ouvrages. Ce procédé a été employé même au théâtre, comme le prouve une moralité d'André de la Vigne, dont nous aurons l'occasion de parler plus loin (voy. le n° VIII, p. 270). M. Vallet de Viriville (Biblioth. de l'École des Chartes, V-'sér., V, i-i7)acru pouvoir retrouver ainsi le nom de l'auteur du Mistére du Siège d^Orleans.
Si l'on admet que Cardinot a pu composer la pièce qui nous occupe, on peut admettre également qu'il la jouait lui-même ; il aurait eu alors pour acolytes deux acteurs dont les noms se trouvent dans les vers suivants (301-302) :
Deable Rogctj deable Guycgart, Et ou sont tous ces semmaulx (?) ?
Le dernier vers est malheureusement incompréhensible et, comme il ne se trouve que dans une seule des éditions des Menus Propos qui nous sont connues, il nous est impossible de le rectifier. La suppression même de ce passage dans les éditions postérieures nous confirme dans l'idée que Roget et Guycgart étaient les acteurs primitifs.
Nous avons dit que notre sottie était dépourvue d'action ; ce n'est en effet qu^une parade, mais nous sommes porté à croire que cette parade était mêlée de « soubresauts » . Les comédiens devaient accompagner de quelque culbute des couplets comme les suivants :
C'est ung grant tour d'abileté Que faire bien le soubre sault (v. 121-122). Quant je danse, je saulx, je tripes ; J'ay toujours le cul ortie (v. 205-206).
Nous avons fait remarquer ci-dessus (p. 241) que les sots ou badins
devaient posséder les talents de nos clowns modernes.
Les Menus Propos se terminent comme ils ont commencé, c'est-à-dire
par un triolet :
Le Premier.
Vous tous, qui nous avés ouy.
Pour Dieu, ne nous encusés pas. 565
Le Second.
Marchés oultre le pire touy [.?], Vous tous, qui nous avés ouy,
Le Tiers.
Lucifer s'est esvanouy Puis trois jours; c'est ung piteux cas.
la sottik kn kkanck 2|
Le Premier.
Vous tous, qui nous ave/ ouy, ^70
Pour Dieu, ne nous encusés pas.
BilAio graphie :
A. Les menus propos. — Cy finent les menus propos Im \\ primes nouuellement a paris par le \\ lian treperel dcmourrant sur le pont I' nostre dame a lymaii!,e salct Laurcs. S. d. [vers i ^uo], in-4 goth. de 1 2 ff. de 38 lif.',nes à la page, sign. A-B, par 6.
Au titre, la grande marque de Jehan Trtpptrd (Silvestre, n" 74).
Le V" du dernier f. est blanc.
Cette édition avait sans doute été précédée d'une ou de plusieurs éditions exécutées en Normandie, mais c'est la plus ancienne qui nous soit parvenue. Les autres éditions que nous avons eues sous les yeux offrent une lacune et des transpositions qui indiquent un remaniement postérieur.
Biblioth. de M. le duc d'Aumale [Cat. Ci^ongne, n° 690). — Biblioth. du baron J. E. de Rothschild. — Biblioth. du baron de Ruble.
B. Les menus propos. — Cy finissent les menus propos. S. l. n. d. [PariSy vers i $00], pet. in-4 go^h. de 6 ff. , impr. à 2 col.
Au titre la marque de Treppcrel.
C. Les menus propos. — C y finent les menus propos. S. l. n. d. [Caen, vers 1 500], pet. in-4 go^^- de 12 ff. de 36 lignes à la page, sign. A-B.
Au titre, la marque de Robinet Macl, imprimeur à Caen de 1498 à 1506 (Silvestre, n» 134).
Au v» du titre, une grande figure en bois représentant un clerc assis dans un fauteuil, la main gauche levée ; devant le clerc est agenouillé un personnage qui paraît écrire sous sa dictée.
Cette édition donne les vers dans l'ordre suivant: 1-160; 181-238; 161- 180 ; 239-284 ; 32^-571. Elle présente une lacune de 20 vers (v. 285-324) que vient heureusement combler l'édition A.
Biblioth. du baron J.-E. de Rothschild (exempl. du baron J. Pichon, Cat. no 463, qui faisait partie d'un des recueils du duc de La Vallière, Cat. de Bure., no 2904).
D. Les menus propos composes nouuellement. — Cy finent les menus propos imprimes nouuellement a Paris pour Guillaume Gyon. S. d. [vers 1 520], pel. in-8 goth. de 12 ff.
E. ^ Les menus || Propos Auec II le temps qui court. — [A la fin :] ^ Imprime nouuellement a paris p \\ Alain Lotrian Imprimeur et librai- 1| re demourant en la rue neufue nostre \\ dame a lenseigne de lescu de France. S. d. [vers 1525], pet. in-8 goth. de 16 ff. de 27 lignes à la page, sign. A-B.
Au titre, un bois représentant un docteur et un fou élevés au-dessus de la foule et se parlant. Ce bois se retrouve en tête d'une des éditions du Dialogue du Fol et da Sage.
L'édition E donne les vers dans l'ordre suivant : 1-160; 181-228; 267- 284 ; 325 ; 170-180 ; 239-266 ; 229-238; 161-170; 327-^71 (les vers 285- 324 et 326 manquent).
Alain Lotrian exerça de i ^ 18 à i ^^.
Bibl. nat. Y. 6158. c (4) Rés. — Bibl. du baron J.-E. de Rothschild.
F. Les menus propos. || Auec le temps qui court. — [A la fin :] ^ Imprime a paris. || ^ Qui en vouldra auoir si se transporte || Au palays a la première porte. [Paris, Guillaume Nyverd], s. d. [vers 1525]. Pet. in-8 goth. de 16 ff. non chiff. de 27 lignes à la page, sign. A-B.
Au titre, un bois représentant trois hommes debout, qui se parlent. C'est le bois qui figure sur le titre des Moyens d'éviter merencolye de d'Adonville (on peut en voir une réduction peu exacte dans le recueil des Joyeusetez). Il a été employé par Guillaume Niverd au recto du dern. f. d'une de ses éditions de Pathelin., et c'est à ce même libraire que nous reporte l'adresse rimée qui se trouve à la fin du poëme.
Voici dans quel ordre cette édition donne les vers :
1-160 ; 181-228 ; 267-284 ; 325, 326; 171-180 ; 239-266 ; 229-238 ; 161- 170 ; 327-571. Les vers 285-324 manquent comme dans C E.
Biblioth. de M. le baron de la Roche la Carelle.
G. Montaiglon et Rothschild, Recueil, X, 343-396.
in.
Farce nouvelle moralisée des gens nouveaulx, qui mengent le Monde et le logent de mal en pire.
Personnages.
Le premier Nouveau, Le tiers Nouveau,
Le second Nouveau, Le Monde.
[Paris ? vers 1461.]
Il est essentiel de bien saisir la donnée de cette pièce pour en découvrir la date, carelle ne contient aucune allusion historique précise.
Une ère nouvelle s'ouvre et les gens nouveaux se promettent de tout changer dans le monde :
Les vieulx ont régné, il souffit ; Chascun doit rener a son tour.
Désormais les avocats donneront leur argent aux plaideurs ; les poltrons monteront les premiers à l'assaut ; les prêtres vivront saintement ; les médecins guériront les malades. Le Monde paraît et se moque de ces beaux réformateurs ; il n'a rien à gagner à tous leurs projets ; pour lui le bon temps est passé et ne reviendra plus. Il connaît les gens nouveaux et ne les croit pas sur parole ; il sait d'avance qu'il lui faudra supporter les mêmes abus que par le passé et des abus pires encore.
I,A SOTTIK KN KRANCE 2Ç
Le sujet de cette sotlie oiïre d'assez grandes ressemblances avec celui de notre n" I, mais ici l'idée du poète est mieux accusée. (Jn voit immédiatement que la pièce a été écrite au commencement d'un règne; mais quel est ce régne? M. Magnin (Journal des Savants, 18^8, 418; croit que les (kns noiiveaulx datent de Charles VI ; M. Edouard P'ournier (p. 68) la place au contraire avec beaucoup de raison au début du régne de Louis XI. D'une part, une allusion aux gendarmes d'ordonnance (v. 18^-186) ne permet pas de remonter plus haut que 1448; d'autre part, la langue et le style appartiennent au milieu du xv" siècle.
En tête de la sottie est une ballade sans envoi, dont la première strophe est ainsi conçue :
Lk PRKMiKK Nouveau commence
Qui de nous se veuit enquérir,
Pas ne fault que trop se démente ;
Nostre renom peult on quérir,
Com verrez a l'heure présente.
Des anciens ne vient la sente, j
Combien qu'ilz fussent fort loyaulx,
Chascun a part soy se régente ;
Somme, nous sommes gens nouveauix.
Les sots (car les gens nouveaux sont des sots, ce que n'ont remarqué ni M. Magnin, ni M. Fournier) expesent ensuite leur programme :
Le Premier.
Gouverner, tenir termes haulx, 25
Régenter a nostre appétit
Par quelques moyens bons ou faulx ;
Nous avons du temps ung petit.
Cette espèce de programme se continue (v. 41-71) en huit couplets terminés par ce refrain :
Ainsi serons nous gens nouveauix.
Voici le couplet où il est fait allusion à l'ordonnance de 1 448 :
Le Monde.
Il vous court une pillerie
Voyre sans cause ne raison ;
Labeur n'a riens en sa maison
Qu'ilz n'emportent; vêla les termes.
Et si ne sont mie gens d'armes 18^
Qui soyent mis a l'ordonnance
Servans au royaulme de France ;
Ce ne sont qu'ung tas de paillars,
Meschans, coquins^ larrons, piilars ;
Je prie a Dieu qu'i les confonde. 190
La pièce se termine ainsi :
Le Monde.
Or voy je bien qu'il m'est mestier 345
De le porter patiemment ; Chascun tire de son cartier Pour m'avoir, ne luy chault comment.
Vous povez bien voir clérement Que gens nouveaulx sans plus rien dire 3^0 Ont bien tost et soubdainement Mys le Monde de mal en pire.
Notre sottie est probablement parisienne ; elle ne contient, du reste, aucun nom géographique qui nous permette de l'affirmer. L'emploi de vers à queue annuée dans deux des couplets récités par le Monde (v. 245-259; 320-331) semble seulement indiquer que l'auteur appartenait au nord de la France.
Bibliographie :
A. Farce nouuelle || moralisee des || gens nouueaulx qui mengent le mon II de/ ^ le logent de mal en pire/ a quatre || personnaiges. Cestassauoir. || ^ Le premier nouueau. || ^ Le second nouueau. || ^ Le tiers nouueau. || ^ Et le Monde. — ^ Finis. \ ^ Farce nouuelle moralisee des \\ gens nouueaulx qui men \\ gent le mondel et le \\ logent de mal \\ empire. S. l. n. d. [Lyon, en la maison de feu Barnabe Chaussard^ vers 1548], in-4 goth. allongé de 6 ff. de 48 lignes à la page pleine, impr. en grosses lettres de forme, sign. A par 4, B par 2 .
Au titre, un grand F initial orné de rinceaux et deux petits bois disposés côte à côte : i» L'arche de Noé; 2° Un berger gardant ses moutons.
Au v*^ du dernier f., 4 petits bois, disposés deux à deux et séparés par un double filet : 1" Une monnaie représentant la Vierge, avec cette légende : Protège Virgo Pizas ; 20 Un roi et une reine devant lesquels jouent deux enfants.
3° Un pape entouré de ses cardinaux (cette figure se retrouve en tête d'une édition de la Moralité ou Histoire rommaine d'une femme qui avait voulu trahir la cité de Romme, édition qui porte le nom de feu Barnabe Chaussard et la date de 1548).
4° Un revers de monnaie représentant une aigle à une tête avec cette légende; Michael Ant • Marchio • Salutiaru.
«» f 1 • c. ao d.
Musée brit., — - —
B. Viollet le Duc, III, 232-248.