ACTE TROISIÈME
à dire que ce n'est pas sincère. Ah ! que je suis troublé! Je suis tout à fait, oh ! mais tout à fait troublé !...
CLO TILDE, souriant.
Toujours?
Toujours? Mais cent fois davautage ! Ah! Clotilde, alors décidément c'est donc vrai qu'on peut m'aimer !
CLOTILDE
Mais, là-dessus, mon ami, vous me paraissiez déjà suffisamment édifié tout à l'heure.
Ah! depuis tout à l'heure, si vous saviez... Ce n'est plus une maintenant, c'est deux.
CLOTILDE, étonnée.
Deux?
MAX
Oui, deux ! C'est-à-dire trois, vous comprenez ?
CLOTILDE
Trois?
MAX
Oiiîje n'en lire pas vanité, soyez tranquille. Je fais la part des amours-propres froissés, des rivalités, des coquetteries... Et d'ailleurs elles n'ont plus l'âge de l'autre, il s'en faut '
CLOTILDE, inquiéta.
L'autre?
MAX
Mais enfin il n'en est pas moins vrai que le fait est
là; il n'est donc pas si absurde de croire qu'elle peut in'iiimer, puisque les autres...
CLOTILDE
Les autres ! Quelles autres?
MAX
Mais vous le savez bien... maintenant.
CLOTILDE, nerveuse et essayant de soui-ire.
Mais non, je ne sais pas, je vous jure que je ne sais pas!.. Voyons, Max, voyons, mon ami, ne me faites pas attendre.. Je suis curieuse... Quelles autres? Dites!
MAX
Ehbieu, Hermine et Pépa qui toutes les deux....
CLOTILDE
Mais alors la troisième, puisqu'il y en a trois ? Celle qui vous aime?
MAX
Elles m'aiment toutes !
CLOTILDE
Enfin, celle que vous aimez ?
MAX
Puisque je ne l'aime pas, je vous dis!
CLOTILDE, anxieuse.
Ah I Max, je vous en prie, assez d'énigmes, de réti- ■ccnces, je vous en prie... La troisième, qui?...