ACTE PREMIETx
MAX, contrai ié.
Ah ? Bien !
CLOTILKE.
Mais qu'est-ce que vous ditei, enfin ?
MAX, gi-ocleux.
Je dis : Bien! Avec plaisir!
MARTHE, timidement, à Clotilde.
Si M. de Simiers ne veut pas?...
CLOTILDE
Gomment! s'il ne veut pas?
MAX
Oh! mademoiselle Souris, je suis à vos ordres... Faulil prendre la longe?...
CLOTILDE
La longe ! mauvais plaisant !... Elle sait monter, et très bien même. Là-dessus vous pouvez être aussi tranquille que moi. La chaleur est tombée, vous allez faire une promenade délicieuse, tout en causant.
MAX, entre ses dents.
C'est ça... de Luther !
CLOTILDE
Max, ne la taquinez pas, voyons! (a Marthe.) Il faut t'habiller, toi, il est temps... Une amazone neuve!... Vas-tu élre belle!... Ah ! c'est égal!... Dix-huit ans!... Tu aurais mieux fait de rester petite, tu étais bien plus gentille, bien plus... enfin... plus ma Souris... (a Max.), pas beaucoup plus bavarde par exemple, mais dans son affection discrète, si... comment dire?... si pénétrante,
si tendre... Je me souviens qu'un jour... un mauvais jour... j'en ai eu quelques-uns, mais celui-là était des pires... J'étais seule, chez moi. Elle est entrée... sans qu'on l'entende, comme d'habitude... Je pleurais... Elle s'est arrêtée, interdite, puis, elle s'est approchée de moi à petits pas, tout doucement... Elle m'a regardée... ses yeux sont devenus rouges, son petit menton a remué, elle a mis ses bras autour de mon cou, et elle m'a dit tout bas : « Ne pleure pas, maman. » Maman! Il n'est pas long ce mot-là?... Eh bien, il a changé ma vie! Ah 1 chérie!... (Eiie rembrasse.) Va t'habiller, va!