ACTE PREMIER
d'elle, et que vous lui dites tant de bien de moi !... Et c'est vous, vous!... Oli ! que c'est mal !... Est-ce que je veux me marier, d'ailleurs? Je ne me marierai pas, jamais, à moins qu'un jour... Ah! Clotilde,il n'y a qu'une femme qui m'ait fait comprendre le mariage...
CLOTILDE
Épousez-la !
MAX
Elle n'est pas libre !
Alors, vous avez raison, n'y pensez plus.
MAX
Mais j'y pense, au contraire! mais je ne pense qu'à cela! Ah! si j'osais... comme je lui dirais...
CLOTILDE, se levant.
Ce qu'elle ne doit pas entendre ? Ne faites pas cela. Max. N'attentez pas à l'estime qu'elle doit avoir pour vous, au respect que vous devez avoir pour elle. Ne faites pas cela. Vous êtes un homme charmant, mon ami, la nature vous a fait bon, l'amour vous a laissé aimant, le bonheur vous a conservé jeune, gardez tout cela pour une autre qui, plus heureuse qu'elle, ait la liberté de croire et le droit d'espérer. N'essayez pas de troubler une âme déjà troublée, peut-être, ne laites pas cela, jamais!... (Soudant.) Et d'ailleurs, voyons, vous ne le pourriez pas. Vous qui donniez autrefois de si bons conseils à celles qui sont folles, vous n'en donneriez pas maintenant de mauvais à celles qui sont sages, (pius grave.) Ne lui dites rien, croyez-moi. Je ne connais* pas celte femme, mais je suis sûre que ce silence que vous attribuez à votre timidité, elle en fera honneur à votre délicatesse et que son amitié vous en saura gré.
48 LA SOUr.TS.
MAX, a paît.
C'est cela, encore une an)ie! Mon bon Max, restons amis! toujours! (Marthe paraît.) Ailons bon, la Souris mainlenant... (niant iioniquemcnt.) Ma fiaucée !...