SCÈNE XIII HERMINE, PÉPA, MADAME DE MOISAND
Elles se rapproclicnt niystéiiciisciiicnt toutes les trois. MADAME DE MOISAND.
Eh! bien?
PÉPA
Eh bien, ma chère dame, votre curé avait raison.
MADAME DE MOISAND.
Elle l'aime!
PÉPA
Si elle l'aime!... dites donc, Hermine?
HERMINE
Pauvre femme '
MADAME DE MOISAND.
Ah! mon Dieu!
PÉPA
Oh! non! trop de renoncement et de sentiment... et d'emportement!... Et sa parole !... Et sa fierté !... Ah! bien, c'est cela qui est égal au nommé Amour quand il s'en mêle ! Non ! pour moi, voyez-vous, c'est aussi clair !... Mais rappelez-vous donc ce que vous m'avez dit ! Elle est ici depuis quinze mois, seule, ennuyée...
Je n'ai pas dit ennuyée, j'ai dit malade.
PEPA
Les femmes n'ont qu'une maladie l'ennui et qu'un lemède l'amour. Je vous dis qu'elle l'aime, je le sens! Nous autres vieilles filles, voyez-vous, nous avons un nez pour ces c!ioses-là!... Ah! si elle était libre, vous l'auriez pour gendre, et rapidement, je vous en réponds !
MADAME DE MOISAND.
Pour gendre, je ne dis pas, mais... Ah ! malheureuse enfant ! Madame de Sagancey, ma chère demoiselle, vous n'allez pas m'ahandonner !
PÉPA
Nous?... Ah! bien, il n'y a pas de danger, par exemple!
HERMINE
Comment! Pépa?
PÉPA
Oh ! ma chère, il faut la tirer de là! Oh ! mais absolu- .ment ! Et ce que ça va être amusant, songez donc ! (a madame do Moisand.) Avant huil jours, uous vous en débarassons, de votre loup, soyez tranquille.
HERMINE
Permettez, ma chère...
PÈPA.
Oh ! d'aijord, Hermine, partez si vous voulez, moi je
reste !... (a madame de Moisand, montrant Hermine.) Et elle aUSSi !...
Oui, oui, c'est convenu ! Elle reste ! Elle en meurt d'envie, vous savez!... Elle reste, et nous enlevons le