‹ La souris; comédie en trois actesChapitre 46 sur 118 · ACTE DEUXIÈME · texte numérisé non relu

ACTE DEUXIÈME

MADAME DE M 01 S AND, s'avançant.

Qu'esl-ce que c'est encore?

MARTHE, bas l- Max.

Ah ! Monsieur, vous allez me faire gronder.

MADAME DE M OIS AND

Quoi donc? Qu'est-ce qu'il y a?

MAX, légèrement.

Oh! une plaisanterie... (Madame Jo Molsand lui remet une

lettre.) Merci, Madame !

P É P A , regardant le livre repris à Marthe.

Elle le lisait à l'envers, je lui pardonne. (Bas, à madumo Je Moisand.) Et ricH de Clotilde. toujours?

MADAME DE M 0 1 S A N D , de même.

Toujours rien !... C'est extraordinaire. (luI remettant un

paquet volumineux de lettres, et montrant Max.) Chut!... Voici pOUf

vous.

Que de lettres !

De mes amoureux! Traitement par correspondance...

(Madame de Moisand remet une lettre à Hermine et une ii Martlio.) Et

cette pauvre Hermine qui n'en a qu'une, comme la Souris!... D'une petite amie du couvent aussi, sans doute !

HERMIXE.

Non, ma chère, d'un autre ami, du colonel... des vers charmants.

Oh ! voyons cela !

MADAME DE MOISAND.

Oui, oui, lisez ! lisez !

H E R M I N E, à Max qui n'a rien dit.

Vous le voulez, M. de Simiers?

MAX, poliment.

Si ça n'esl pas indiscret...

HERMINE, lui souriant.

Je vous obéis.

EUe lit.

A madame la baronne Hermine de Sagancey.

Moi, j'ai toujours aimé les étoiles : enfant, J'en aifliais une au ciel; c'était Mars triomphant, Soldat, j'en convoitais une autre, mais sur terre : L'étoile de l'iionneur, cet astre militaire! Aujourd'hui comme alors j'en aime une, et c'est vous. Étoile de ma vie, adorée à genoux !

MAX et MADA.ME DE MUISAND.

Très jolis ! charmants !

PÉPA. dédaigneusement.

Peuh ! des vers de colonel, ma chère !

HERMINE, piquée, désignant les lettres ([ue Pc'pa lient à la main.

Cela vaut bien vos noies de fournisseurs, ma chère...

PÉPA, bondissant.

Des notes !... (Les tendant à Max.) M. de Simiei's, lisez-les !

MAX, les refusant.

Moi!... oh!...

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