SCÈNE III HERMIiNE, PÉPA, MADAME DE MOISAND
PEPA, à Heniinc.
Ail ça, ma chère, entendons-nous : vous en mèlez^ vous, oui ou non?
Moi ?... je m'en mêle?...
PÉPA, a limée.
Oh ! mêlez-vous en, ou ne vous en mêlez pas; mais, si voiis Yons Cil mêlez, dites-le ! Et ne dites pas que vous ne vous eu mêlez pas quand vous vous en mêlez !
HERMINE
Je ne comprends pas !
PÉPA
Allons donc ! monsieur de Simiers par ici, monsieur de Simiers par là ! Donnez-moi le bras ! passez-moi ce coussin 1 apportez-moi mon éventail! Je ne vois pa. votre manège peut-être ! Vous marchez dans mes platesbandes, ma chère I
MADAME DE MOISAND, conjiUante.
Mademoiselle, voyons !
HERMINE
Vous avez tort de vous en prendre à moi de votre insuccès, ma chère.
MADAME DE MOISAND.
Voyons, Madame !
PÉPA
De mon insuccès?
Ah ! il est froid ! Vous ne direz pas qu'il n'est pas froid ?
PEPA, piquée.
Il est froid ?
IIERMIiNE.
Il n'est pas froid ?... Madame de Moisand, est-il froid ?
MADAME DE MOISAND, timidement.
Un peu froid...
PÉPA
Eh bien, s'il est froid, à qui la faute?
MADAME DE MOISAND.
Mais à Clolilde, Mesdames. C'est parce qu'il aime Clotilde.
PÉPA
Lui! allons donc! Depuis son départ elle n'a pas écrit une seule fois, et pas une seule fois il n'a demandé de ses nouvelles ! Non ! là, comme toujours, il n'y a que la femme de sincère; lui, fait son métier d'homme... Oh! les hommes! Ah ! par exemple, gi je mets la main sur celuilà, il en verra de grises, je vous en réponds 1
HERMINE
Prenez garde, ma chère !
PÉPA
Oh ! moi, blindée, vous savez bien !