ACTE DEUXIÈME
de VOUS voir là, près de moi, causant avec moi... vous ! vous!... Quand ce matin encore...
Oh! ce matin, ne parlons plus de ce matin; nous ne nous connaissions pas ce matin, quoique nous nous connaissions depuis longtemps... quatre ans bientôt ! Vous rappelez-vous la première fois que j'ai été vous voir au couvent,... c'était le... hum ! le 17 décembre?
MARTHE
Vous vous en souvenez ?
Je crois bien. (A part.) C'est cela ! (Haut.) Et la seconde fois, le 26 avril, et la troisième, le... attendez-donc?. ..
MARTHE
Le 1"2 juin... Ah ! vous l'aviez oubliée celle-là !
3IAX.
Et vous vous en souvenez, vous? (a paît.) C'est moi sûrement ! c'est moi !
Je me souviens même que, celte fois-là...
MAX
Le 12 juin?
MARTHE
Le 12 juin, oui, vous aviez l'air si ennuyé!... Mais si ennuyé! Vous avez bâillé tout le temps ! Et croiriezvous que Régina était ravie ! Elle m'a dit après : « A-t-il l'air insolent, ton marquis ! Cela lui va bien ! »
MAX; de plus en plus ému.
Alors... c'est moi qu'on appelait voire marquis, au couvent ?
MARTHE
Oh ! pas moi, monsieur Max... ces demoiselles...
MAX
Et... il n'y en avait pas d'autres?
MARTHE
D'autres, qui ?
MAX
D'aulresqui venaient... qu'on appelait,... enfin, d'autres marquis ?
MARTHE
Oh ! non !
MAX, à part.
C'est moi ! (Haut, ravi.) Ah! chère enfant!
MARTHE, ctonnôc.
Mais qu'est-ce que vous avez, enfin?
MAX, essayant de se contenir.
Ce que j'ai?... mais la surprise la plus inattendue, la plus douce... la joie...
MARTHE
Quelle joie ? Pourquoi ?
MAX
Mais parce que... parce que nous nous sommes récon-