ACTE DEUXIÈME. 13t
MADAME DE MOISAND.
Là?
CLOTILDE
Oui, un homme et une femme, à l'instant !... Tu n'as pas vu ?
MADAME DE MOISAND.
Un homme 1
CLOTILDE
Oh ! l'homme, c'est Max, il n'y a que lui d'homme ici... Mais la femme? Ils se sont sauvi^s ! C'est un rendez-vous :
MADAME DE MOISAXD, iUuni.ice, et haut, à elle-même.
Un rondez-vous!... C'est Pépa!
Tu dis?...
MADAME DE MOISAND.
Moi? rien.
CLOTILDE
Si! Tuas dit : <^c C'est Pépa!»
MADAME DE MOISAND.
J'ai dit... oui... probablement, c'est Pépa! avec M. de Simiers; ils causaient... c'est tout naturel.
CLOTILDE
Pourquoi se sont-ils sauvés alors? Je te dis que c'est un rendez-vous !
MADAME DE MOISAND.
Oh! un rendez-vous! Et puis, qu'est-ce que cela nous
fait? Finis donc ton histoire. Cet événement si grave, qu'est-ce que c'est, voyons?
CLOTILDE
Non, plus tard cela, plus maintenant. Demain, je te dirai tout.
MADAME DE MOISAND.
Pourquoi demain ?
CLOTILDE
Oh ! je t'en prie, ne me demande rien maintenant, je t'en prie! je t'en prie! Tiens! va les prévenir de mon arrivée, veux- lu? Va!
MADAME DE MOISAND.
Mais enfin, qu'est-ce qui t'a pris tout d'un coup? qu'estce que tu as?
CLOTILDE
Tu es sûre que c'est Pépa, n'est-ce pas?
MADAME DE MOISAND.
Mais à cette heure-ci, avec... enfin, qui veux-tu que ce soit?
CLOTILDE, joyeusement.
C'est vrai... (Lcmbrassant avec cfTiision.) Ciière mère... Allons ! va, va.
MADAME DE MOISAND, à part.
Qu'est-ce qu'elle a encore ? Ah ! trop tôt! Elle est revenue trop tôt !