SCÈNE II MADAME DE MOISAND, CLOTILDE, qui est arrive
pour la fin de la scène, regarde sortir Hermine.
MADAME DE MOISAND, ébaliic de la sorlic d'Hermine, sclaisse tomber dans le fauteuil qu'elle a quitté.
Ah!
CLOTILDE, entrant.
Allons! il est écrit que je ferai fuir tout le monde, décidément.
liO LA SOURIS.
MADAME DE MOISAND, :ipcrcov:uit sa fille, h part, en se lovant.
Clotilde!
CLOTILDE
Mais enfin, que se passe-t-il ici? Quoi ? Qu'est-ce que vous avez tous?
MADAME DE MOISAND, emban-assce.
Mais rien, mon enfant, nous n'avons rien, je t'assure, c'est toi qui as quehiue chose, si!... depuis ton retour. Voyons, qu'est-ce que tu as?
CLOTILDE
Ce que j'ai? Non, mais en vérité, je te trouve singulière. Comment! Iiier soir, en arrivant ici, je tombe dans un rendez-vous, la maison est jileine de mystère, on me regarde avec embarras, on me répond à peine; pendant le dîner, personne ne mange; après le dîner, tout le monde se dérobe; Hermine dans le bois pour contempler la lune,Pcpa dans sa chambre pour y cacher sa gaieté forcée et ses yeux rouges... Oui !... ses yeux rouges... elle avait pleuré! j'en suis sûre, Pépa ! et lu crois... Toi-même tu n'as pas dormi de la nuil... Ah ! ne dis pas non, j'ai vu ta lumière !...
MADAME DE MOISAND.
Alors, tu n'as pas dormi, non plus, toi? (a part.) Là voyez-vous ?
Il n'est pas jusqu'à Marthe, qui, en me revoyant, s'est jetée à mon cou avec une effusion qui ne lui est pas habituelle. Quant à Max, deux fuis il est venu à moi pour me parler, deux fois il s'est éloigné sans rien me dire. — On se cache, on m'évite, on chuchote, tout le monde est