ACTE TROISIÈME. Ul
nerveux, furlif, préoccupé... et tu trouves étonnant que je m'étonne, et tu me demandes ce que j'ai ?
MADAME DE MOI S AND
Mais oui, je te demande cela parce que je te connais bien... je sais bien... Enfin, voyons, pourquoi ne veux-tu rien médire de ce qui t'est arrivé pendant cette absence ? ce que le voulait ce notaire?... Et quel événement si grave?... Tu allais me le dire, hier, et puis, tout d'un coup, plus rien!... Pourquoi ?
CL 0 TILDE.
Tu vois, tu m'interroges, tu ne me réponds pas... Avant tout, je veux savoir ce qui se passe ici, j'ai besoin de le savoir!
MADAME DE MOI S AND
Mais rien! je t'assure! D'ailleurs, quel intérêt?...
CLOTILDE, embarrassée.
Quel?... Mais... mais je suis curieuse, tu dois comprendre cela... Une femme, c'est tout naturel... Je voudrais connaître... Alors tu es bien sùie que c'est Pépa?
MADAME DE MOIS AND
Pépa?
CLOTILDE
Oui, hier, ici, avec Max, tu me l'as dit...
MADAME DE M OIS AND
J'ai dit... oui... parce que je croyais...
CLOTILDE, vivement.
Ah! tu ne le crois plus ?
MADAME DE MOIS AND
Mon Dieu, je crois. ..Dame, maintenant je ne sais plus... C'est peut-cire Hermine.
CLOTILDE
Enfin, c'est l'une ou l'aulre ?
MADAME DE MOIS AND
Certainement.
CLOTILDE
Ça ne peut être que l'une ou l'autre?
MADAME DE MOI S AND
Mais certainement. Qui veux-tu?...
CLOTILDE
Oui, tu as raison, c'est possible, c'est même sûr... Étant donné Max et ces deux coquettes... (pjant.) Ah ! ah! l'une ou l'autre... cela, par exemple, c'est drôle et... (A elle-même.) pas bien dangereux .
MADAME DE MOISAND, a part.
Et elle n'est pas jalouse, c'est singulier !
CLOTILDE, redevenant sérieuse.
Mais alors pourquoi Pépa avait-elle les yeux rouges, et pourquoi Marthe ?... Tu n'a pas aperçu Marthe non plus, toi, depuis hier?
MADAME DE MOISAND.
Non.
CLOTILDE
Ni Max, j'en suis sûre.