‹ La souris; comédie en trois actesChapitre 98 sur 118 · ACTE TROISIÈME · texte numérisé non relu

ACTE TROISIÈME

votre petit air ironique et supérieur qui m'agace!... Eh bien, vous avez eu tort de me parler comme cela, entendez-vous? Ah! là, vous n'avez pas été malin, par exemple ! Je peux bien vous le dire maintenant : en vous y prenant mieux, il y a eu un moment, c'est vrai, à force de m'emballer dans mon rôle... peut-être que... on ne sait pas... Mais à présent !... Ah! bien, nous en sommes loin... Ce que vous m'agacez à présent! J'y pensais encore cette nuit. Je n'en ai pas fermé Tceil... Depuis hier, je ne pense qu'à cela. Non, jamais je n'ai senti contre personne ce que je ressens contre vous! Et c'est pour cela que je m'en vais ! Je ne vous l'envoie pas dire, mais je ne peux plus vous voir, je ne peux plus vous entendre, je ne peux plus vous sentir ! Je vous déteste ! je vous déteste ! je vous déteste !

Elle fond en larmes.

MAX, joyeux, lui prenant la main.

Ah ! Mademoiselle !

PÉPA, ébahie.

Eh bien, quoi? Qu'est-ce qui vous prend?

MAX

Ah ! si vous saviez comme je suis heureux !

PÉPA, toujours pleurant.

Heureux?

MAX

Non, je ne croyais pas qu'on pouvait encore me détester comme ça!

PÉPA, de même.

Eh bien, vous n'êtes pas difficile, vous ! (Apercevant ciotiide.) Clotilde !... Lâchez ma main ! Je ne veux pas qu'elle

MAX

Ah! merci ! merci !

PÉPA, de même.

Mais lâchez donc ma main ! (L:n soitant.) Ah ! non, il n'est pas difficile, par exemple!

Elle sor..

MAX, ravi.

Mais on peut m'épouser et m'aimer, alors !

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