‹ La Souveraineté du peuple, essais sur l'esprit de la RévolutionChapitre 47 sur 228 · LIVRE LES POUVOIRS ET L'OPINION · texte numérisé non relu

LIVRE LES POUVOIRS ET L'OPINION

Le règlement, revisé après le 13 juin, fut fait et employé contre la minorité.

Cela devait être. C'était une conséquence de cette situation que nous nous sommes efforcé de faire ressortir, et dont nous avons essayé de montrer les résultats. C'était le signe de l'impossibilité dans laquelle la droite s'était mise de discuter et de gouverner.

Et, d'ailleurs, il pouvait se présenter d'étranges éventualités; les partis coalisés y songeaient toujours, ils se croyaient toujours en révolution, ils espéraient des chances imprévues, et ne pouvaient sérieusement songer à s'imposer un frein. Ils voulaient pouvoir tout faire et tout oser.

C'était la minorité qui défendait la forme gouvernementale. Le règlement agissait au profit des factions. C'est ainsi qu'en dépit de la fiction du grand parti de l'ordre la force des choses, qui ne tient pas compte des erreurs humaines et des affirmations mensongères, ramenait le règlement à son véritable rôle : servir de protection aux minorités réelles, limiter les élans de la véritable majorité.

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