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Le mécanisme peut être ramené au schéma suivant : Une banque voulant, par exemple, souscrire pour un million à la dette nationale, inscritcette somme au crédit de l'Etat qui la passe au nom de ses fournisseurs au moment de les payer. Ceux-ci exécutent leurs paiements par des chèques tirés sur cette banque et les bénéficiaires peuvent à leur tour se libérer vis-à-vis de leurs créanciers. Voici donc des moyens inonétaires lancés dans la circulation et qui présentent cette particularité d'être clandestins et insaisissables.Ils concourent bienà l'inflation tout autant que les billets et peuvent même avoir sur la masse de ceux-ci une influence directe puisque les fournisseurs de l'Etat et les créanciers successifs ont la faculté de demander le paiement en numéraire des chèques encaissés
Le plus souvent et surtout en Angleterre ce n'était pas la banque qui souscrivait à un emprunt etinscrivait la somme de cette souscription au crédit de l'Etat, c'était l'Etat qui se faisait ouvrir directement un crédit sur les banques et qui engageait ensuite tous les bénéficialres des dépôts et comptes courants à souscrire aux eñprunts, non seulement jusqu'à concurrence de leur capacité immédiate, mais encore jusqu'à concurrence des crédits qu'ils pouvaient eux-mêmes obtenir auprès de leurs banques. Il arrivait aussi que des souscripteurs de la dette publique portassent leurs titres en gage dans une banque pour en obtenir des ouvertures de crédit sur lesquelles ils tiraient des chèques. « Ainsi on se trouvait en présence de vases communiquants du crédit et l'on voyait un courant ininterrompu s'étäblissant entre la banque d'émission, les différents établissements de crédit et les parti-