‹ La Spéculation et les Troubles monétairesChapitre 15 sur 32 · NA · texte numérisé non relu

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voquer le prix de remplacement pour justifier des ventes à 500 % au-dessus du prix d'acquisition, et s’il remplace en hausse, sans discontinuer, il devient un agent de crise il produit la crise et en subit les effets. Nombreux d'ail- . leurs furent ceux qui avaient été plus loin dans l'applicatiôn du principe et qui, non contents de remplacer par anticipation, refusaient de vendre en forte hausse, dans le même temps, des stocks rassemblés à bas prix. « En réalité chaque objeta un prix de revient qui lui est propre et comporte un bénéfice normal, une marge de plus-value qui dépend des conditions d'exploitation de son vendeur (frais généraux, intérêt et amortissement du capital, etc.) et ce sont là des circonstances qui doivent conditionner avant tout le prix de vente. Sans doute on ne peut empécher que l'élévation ultérieure du coût de production et la raréfaction des objets similaires n'agissent comme agents de haussesurles anciens approvisionnements constitués à bon compte... mais entre cette nécessité et l'application aveugle du prix de remplacement, il existe une distance considérable qu'il est bon de souligner... La théorie du prix de remplacement est un enfant de la guerre, enfant prodigue comme ilsied à père avare et âpre au gain, mais l'âpreté se paie fort cher : Edifiée en partie sur un sophisme, invoquée à la manière d'une excuse, on peut dire qu'elle a pris une part prépondérante à l’aménagement de la crise où le monde se débat encore ». Ainsi la spéculation, quel que soit l'aspect sous lequel elle se soit présentée, accentuait la hausse vertigineuse des prix dont elle-même était issue et accumulait dans tous les domaines une surabondance de stocks. Les prolits se sonttrouvés plus élevés et surtout plus faciles dans

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le commerce que dans l'industrie, parce qu'avec un peu de prudence, le commerçant parvenait à éviter les variations de prixque supportaient les industriels, et ceux-ci se trouvaient plus ou moins attirés eux aussi par la spéculation qui présentait moins de risques que la production ellemême. On peut poseren principe qu'une entreprise indus-

dustrielle en marche normale a et nepeutpas ne pas avoir :

1°. Un stock de matières premières.

2, Un stock de produits fabriqués non vendus.

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