RAT OU
En substituant un autre radical méthyle, on obtient l’acide cacodylique.
RU <C H or
Si enfin, au lieu de radicaux acycliques on substitue dans l’acide arsénique un radical aromatique tel que le radical - Cf H' - Az H° qui est de l’aniline privée d’un hydrogène, on obtient un corps :
Ge
2 CS H* AzH O — As —O H | NOH qui est l’acide amino phenylarsinique dont le sel de soude est
l’Atoxyl.
En partant de l’Atoxyl on prépare une base : le dioxydiaminoarsenobenzol où l’arsenic se trouve à l’état trivalent : Az H° $ Az H° Ci HAS — As CH TROT Se OH OH
Cette base est insoluble mais son sel chlorhydrique se dis-
sout très facilement : c’est l’arsenobenzol,.
Malheureusement, la solution obtenue a une réaction fortement acide, et pour l'emploi thérapeutique on est obligé de procéder à sa transformation en sel de soude avant l'injection.
Pour obvier à cet inconvénient et obtenir un corps neutre susceptible de se dissoudre sans aucune manipulation préalable, on a été conduit à condenser la base dioxy-diaminoarsenobenzol avec le formaldéhyde sulfoxylate de soude, ce qui donne le Novarsenobenzol.
Ce corps est présenté sous forme d’une poudre jaune qui contient 20 pour cent d’arsenic.
Son altérabilité est très grande : en présense de l’air il
- s’oxyde d’autant plus que l’air est plus humide. /
Mais si l’on opère dans une atmosphère sèche on peut le manipuler et même en préparer des comprimés qui, enrobés d’une couche de résine, se conservent facilement.
L’enrobage à la résine offre par ailleurs, un autre avantage, celui de permettre aux comprimés de traverser l’estomac sans être attaqués, la résine ne se dissolvant que dans un milieu alcalin.
Dans les spirilloses, l’arrhénal et le cacodylate de soude n’agissent pas notablement. Tous les expérimentateurs sont d’accord sur ce fait qu’on ne peut obtenir une véritable stérilisation de l’organisme par ces produits.
L’Atoxyl, bien que l’arsenic y soit encore pentavalent, mais où il est lié à une chaîne aromatique, a donné de meilleurs résultats dans le traitement de la spirillose des poules.
Iversen aurait guéri quelques cas de fièvre récurrente en les traitant par l’Atoxyl. | ;
Salmon, à qui revient l’honneur d’avoir introduit l’atoxyl : dans le traitement de la syphilis, le considéra le premier, comme un spécifique au même titre que le mercure.
Ce fait n’est, entre parenthèse, pas inutile à rappeler.
Mais le véritable médicament des spirilloses c’est l'arsenobenzol ou son substitut le Novarsenobenzol et il semble bien que cette activité particulière soit liée à la trivalence de l’arsenic.
Le mode d’emploi de cette thérapeutique seul a varié, certains médecins sont restés fidèles au "606" d’autres lui préfèrent le 914, d'un emploi plus facile.
Quant aux voies d'absorption de l’agent thérapeutique, le Novarsenobenzol s'emploie soit comme topique local, soit admi- /nistré par voie buccale, par voie rectale, soit par voie intramusculaire et surtout par voie intraveineuse.
Carles, en signalant l’abondance fréquente des spirilles. dans les selles des sujets présentant des troubles intestinaux, dit : lLeur rôle est peut-être plus important qu’on ne le suppose et le
traitement arsenical paraît particulièrement indiqué en vue d obtenir leur destruction"!
Nous avons d’abord utilisé contre la spirillose le "914" administré par voie intraveineuse, il ne nous a pas semblé efficace.
2 En revanche, l'emploi du 914 enrobé de résine de façon à n’être absorbé que dans l’intestin, a amené la diminution, puis la disparition des spirilles dans les fèces. :
Sur les conseils de notre maître L. Fournier, chacun de nos malades a été soumis au traitement suivant :
Prendre trois jours de suite avant chacun des principaux repas un comprimé de Ogr.10 de narsenol,
Suspendre le traitement trois jours et recommencer trois jours. ;
Généralement après cette première série, le malade est nettement amélioré, il peut être guéri.
Mais il est prudent, certains spirilles ayant pu échapper à la destruction et être la cause d’une rechute, de recommencer le même traitement à plusieurs reprises, à des intervalles variables. Même en dehors de toute manifestation clinique, nous recommandons de faire des cures de Narsénol toutes les trois semaines.
D'ailleurs ce médicament étant d’une inocuité absolue (un de nos malades a pris en moins d’un mois 7 grammes de Novarsenobenzol-enrobé) et son emploi ne s’accompagnant jamais de signes d’intolérance, on peut en poursuivre l’usage jusqu’à la guérison complète.
Enfin, on trouve un adjuvant utile dans l’usage, avant chacune des séries d’une purgation.
L'efficacité du traitement ne devra pas être contrôlé par les seuls phénomènes cliniques qui sont parfois d'interprétation délicate, mais surtout par des examens microscopiques répétés.