THÉRAPEUTIQUE
Depuis la découverte des arsénobenzols de nombreux tra-
vaux ont établi leur efficacité dans les affections spirillaires.
= À la lumière d’un article de Benjamin Moore intitulé : L'histoire des composés organiques de l’arsenic dans le traitement des maladies à protozoaires ! il paraît intéressant de marquer les étapes de la découverte des arsenobenzols.
" Il est à noter, dit-il, que la contribution apportée par les observateurs français, anglais et allemands est telle qu’on pouvait 1 l’attendre de la connaissance de l’histoire scientifique des trois ! nations.
1 L’atoxyl, substance mère du groupe, a été découverte par # Je célèbre chimiste français Béchamp en 1863.4 Un observateur 1 Canadien Wolferstam Thomas, travaillant à l'Ecole de Médecine 1 de Liverpool, trouva que les composés organiques de l’arsenic
avaient une valeur thérapeutique marquée dans le traitement des " différentes maladies dues aux trypanosomes, ‘et rechercha un composé d’arsenic moins toxique pour l'hôte et plus funeste " pour les protozoaires. :
M Le rôle ici des allemands est celui qui convient aux talents l teutons: ce sont les efforts combinés des chimistes de la Hôchst Anilinfabrik et de la Frankfurt Schule vür Therapie, qui les con- 1 duisirent au résultat qui leur a valu l’honneur de la découverte et 1 son exploitation commerciale, alors qu’ils ont simplement réussi 1 à exploiter à la phase finale l’œuvre des pionniers des autres ! nations ".
Telles sont les bases sur lesquelles Erlich s’est appuyé, ce sont elles qui lui ont permis d’écrire un jour son ouvrage sur la " chimiothérapie des spirilloses ".
Depuis, c’est toujours aux arsenobenzols qu’on s’est adressé pour lutter contre les affections spirillaires. Aussi peut-on dire, sans être taxé d’exagération, qu’une des lois les mieux établies de la thérapeutique peut se résumer :
| spirille — arsénobenzol
Nous n’avons nullement l’intention de retracer ici l’his-toire chimique des arsenobenzols; elle est maintenant suffisamment connue pour qu'il soit inutile d’y revenir.
Nous voulons simplement attirer l’attention sur un fait important : la trivalence de l’arsenic dans ces composés.
Comme on le sait, l’arsenic est tantôt trivalent, tantôt pentavalent, mais. les combinaisons de l’arsenic trivalent ont une tendance à passer au type pentavalent qui est beaucoup plus stable. C’est probablement à cette faculté que l’arsenic trivalent doit son activité. :
Les combinaisons de l’arsenic pentavalent dérivent toutes de l’acide arsénique dont la formule de Ne est :
O — As 204 H | NOH Si l’on substitue un radical méthyle à cette formule on obtient le corps :
un oxhydrile dans
og ee 0 H qui est l’acide . dont le sel de soude est l’Arrhénal.