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LA FÊTE NATIONALE

{Compte-renäuextrait du Canadien du 28 juin 1855À

La St, Jean Baptiste a été célébrée cette année.à Québec, comme elle ne l'avait point encoreété. Test ce qui nous a fait penser que le pubiie accueillerait avec plaisir une brochure qui contiendrait un «compte-rendu de la Kéte, le magnifique sermon de l'abbé ‘Chandonnet, l'éloquent discours de M. P.‘G. Huot et la causerie de M. Hector Fabre. ‘Tous ceux qui ont pris pärt à cette belle démonstration natiomale voudront en conserver le souvenir. La

* démonstration a été digne en tout point

de la capitale, et nous n'avions rien à envier à Montréal qu'un concours plus actif de la part d'un certain nombre des citoyens de la ville ; nous avons eu cependant le plaisir de voir, cette année, la section Notre Dame, donner signe d’existence, grâce au zèle de quelques-uns de ses membres.

La plupart des magasins tenus par les

si ions

marchands canadiens-français étaient fermés, toute la population ouvrière des faubourgs St. Jean, St, Roch, St. Sauveur à laquelle s'était jointe une députation considérable venant de St. Joseph de Lévis, marchait dans les rangs de Îa procession, tous ceux qui ne la suivaient pas se t:naient dans les rues ou aux fenêtres pour la saluer au passage, les maisons étaient décorées ‘avec goût sur tout le parcours, enfin la démonstration entrafnait ou enveloppait bon gré mal gré tout le monde, malgré l’abstention ostensible . de quelques-uns et l'indifférence” qu'ils avaient cherché à répandre, |

La journée était magnifique, une vrai journée de fête publique. La procession se mit en marche, de la Place Jacques-Cartier, à 8 heures et demie.

Hlle s'ouvrait par les Frères de la Doctrine Chrétienne et leurs élèves, section St. Roch et section St, Jean, qui fesaient retentir l'air de chants joyeux. Les spectateurs et surtout les spectatrices regardaïent avec le plus vif intérêt défiler cette milice de l'avenir que forment, avec tant de soin et de pieux dévouement, pour les luttes de la vie et le service de la patrie, les bons frères.

Venaient ensuite les compagnies des

PEN, AU Sapeurs ct Pompiers sous le commande:

ment de MM. les Capitaines Grégoire, Marcotte, Blais et Labrecque, Nous avons admiré l’air martial, l'excellente tenue, le costume magnilique de çes compagnies d'élite qui nous donnent si souvent, dans les catastrophes qui frappent notre ville, des preuves de leur courage, de leur présence d'esprit et de leur habileté. En les voyant passer, on reconnaissait facilement les descendants de cette race qui fournit au monde ses plus brillants soldats.

Le Corps de Musique de St. Sauveur précédait la bannière principale de la Société St. Jean-Baptiste et jouait successivement tous les airs patriotiques de son répertoire. Ce Corps de Musique, qui ne compte pas encore deux ans dexistence, joue avec beaucoup d’entrain et d’ensemble. Il a contribué pour sa bonne part à la fête.

Derrière la bannière principale de la Société marchaient les officiers, le comité de régie, ‘Son Honneur le Maire, les anciens présidents, etc., etc.

L'espace nous manque pour louer chaque corps en particulier ; disons seulement en général que les sections St, Jean, St. Roch et St. Sauveur auxquelles s'était jointe l'Union St. Joscph de Lévis

éme À ini ' présentaient le plus imposant ensemble, ainsi que la Société Typographique, la Société des Charpentiers, la Société Bienveillante des Ouvriers, l’Union St. Joseph et le Cercle de St. Sauveur, et les élèves du Séminaire, qui avaient une magnifique bannière neuve. On comptait aussi dans la procession une cinquantaine de cavaliers très-bien montés.

Les différentes sections avaient rivalisé d’empressement et de zèle à grossir les rangs de la procession et nous ne saurions à laquelle donner plus de compliments, Ja population de ces vastes faubourgs se fait le plus grand honneur en déployant autant d'enthousiasme patriotique et de noble ardeur à célébrer la fête nationale.

Di la St. Jean-Baptiste se. célèbre encore à Québec, si on a pu la chômer lundi avec tant d'éclat, c’est à elle que l'honneur en revient. Qu'elle reçoive pour cela les félicitations de ceux qui mettent la gloire de la nationalité au premier rang de leurs préoccupations et la reconnaissance de la patrie.

La section St. Jean et la section St.

Sauveur avaient eu toutes deux l’excellente idée de faire représenter le personnage de St. Jean-Baptiste par deux jolis enfants. Nous n'avons pas besoin de dire

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