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autre, nous ne pouvous espérer de vaincre seuls. C’est le champ de nos mœurs, la lutte vitale de notre langue et de nos coutumes, Ici notre empire est largement partagé ; et nous pouvons bien en faire l’aveu, la première
puissance, ce n’est pas nous, c'est la femme.
Elle seule en effet, dans la royauté d’une puissance forte et délicate, peut soutenir l'honneur de notre langue, l’imposer aux citoyens et même à l’étranger, jusque dans les salons ou elle règne. Mères, sœurs, épouses canadiennes, c’est là, vous le savez, votre patrio: tique mission ; et personne ne doute qu’héritières de tant de vertus qui vous ont précédées dans l’histoire de notre pays, louées naguère par une bouche éloquente du haut de la première chaire de France, vous ne remplissiez ce patriotique apostolat avec dignité et avec bonheur.
Le sang est le troisième principe de notre vie sensible.
Or, c’est une loi que la source de la vie doit ètre pure, si l’on veut que la vie elle-même le soit. Une origine partagée ne donnera trop souvent à la patrie qu’une partie calculée du cœur et de l'énergie. Cependant nous avons besoin de toutes les forces. Je sais que je touche ici au plus délicat des sujets, où chaque exemple particulier a droit au respect même de la patrie. Mais aussi je ne parle qu’en général ; et quelque respect que je doive et veuille accorder aux exceptions, je ne puis