MADAME WILLIAMS
Ma chère enfant, ô ma Jenny!
Hélas ! qu'as-tu fait?
JENNY
Ah ! ma mère \
HENRI
C'est moi qui sus la retenir :
Amis , sa faute est excusable , '^
C'est moi seul qui suis le coupable ,
C'est moi seul que Ton doit punir.
Eh bien ! tous àenx on saura vous punir;
CHOEUR
Faut-il , hélas ! que T châtiment Vienn' la frapper en ce moment!
Mad. WILLIAMS.
Sir Belton, je sens Lien qu'à pre'sent ma fille ne peut pas être à nous.
belton.
Cela me paraît démontré, maintenant*.
<*9> Mad. Williams, passant auprès de I>el(on. Mais en renonçant à votre main, Jenny doit garder votre estime , j'exige qu'à l'instant mêm.3 elle vous rende le pre'sent qu'elle a reçu de vous.
BETTY
Le collier de perles!... s'il pouvait me revenir!
jenny. à pari.
Je suis perdue, {haut.) Ma mère...
Mad. WILLIAMS.
Tu hésites, c'est moi, sir Belton, qui vais vous l'apporter* {Elle fait quelques pas pour entrer dans la maison. )
JENNY
Arrêtez !
Mad. WILLIAMS.
Que signifie?
JENNY
Ce collier... je ne l'ai plus.
{Mouvement général d'étonnement.) betty , à part.
Nous ne le verrons pas.
Mad. WILLIAMS.
Ma fille !
jenny, donnant la lettre à madame Williams* Lisez../
Mad. Williams.
Cette lettre de l'amirauté'...
jenny, s avançant vers Be!ton.
Ah! sir Belton, je suis bien coupable.
BELTON.
Vous ! Jenny...
JENNY
air : Le choix que fait tout le Villag*. Oui , je suis coupable peut être ; Mais il languissait prisonnier.
A vos vœux , prête à me soumettre, Je me suis dit , en prenant ce collier :
« Que le jour de mon mariage » Soit le dernier de sa captivité ; » Je bénirai mon esclavage , » Puisqu'il lui rend la liberté. »
{Pendant ce couplet madame JVMHams lit la lettre , et la donne à lire à
Henri.) henri, quia lu la lettre pendant le couplet, à Jenny. Il se pourrait, Jenny!.... ce collier... c'e' tait pour moi..,., pour ma délivrance !
BETTY
C'est un beau trait.... mais j'en aurais bien fait autant.... elle a eu du bonheur... voilà tout.
HENRI
Sir Belton , je sais quelle dette Jenny a contracte'e|envers vous... cette dette est la mienne, et je veux l'acquitter.
BELTON.
Que (îites-vous ?
HENRI
Je veux l'acquitter , vous clis-je ï elle pèserait là.
BELTON.
Ali! ne parlons pas de cela, ou je retourne vous attendre là bas... quoi donc, vous ne voudriez rien accepter de moi, quand je vous dois la vie d'un oncle qui m'a e'ieve'.... du premier marin de l'Angleterre?.... ah ! ceseraitde l'ingratitude.
HENRI
Ali ! M. Belton, pardonnez à ma fierté' , vous l'avez vaincue ; touchez là.
nïgel , h Belton.
Soyez tranquille... à la Saint-Yalentin prochaine, je tous arrangerai un joli petit mariage.
BELTON.
Du tout... j'en ai assez comme cela.
BETTY
Ah! M. Belton , un joli cavalier comme vous, vous n'êtes pas fait pour rester toujours gorçon.
belton , en riant. Espiègle !
BETTY
Il me reviendra... c'est sûr.
air de la Jeune Coquette (d'Amédée de Beauplan.) Ah! plus de chagrin!
Qne le destin Vous soil prospère !
Mais que vos amours , Que vos amours durent toujours.
jenwy , au public.
Au vieux patron de^ hameaux d'Angleterre , Prêtez, messieurs, votre appui lulélaire.
Protégez la Saint-Valeulin , Qu'on puisse encore la célébrer demain.
Pour que le destin , À notre hymen , Reste prospère , Venez tous les jours ; Venez sourire à nos amours.
le CHOEUR.
Pour que le destin , A leur hymen, Reste prospère,
Venez ious les jours , ) / •
Pour applaudir à leurs amours. ) **