Cf. Federal -Reserve Bulletin, janvier
Les statistiques de la Bourse de New-York indiquent un développement encore plus net. Les prêts passent de 4 milliards 420 millions à 6 milliards 440 millions, en augmentation de 44 %.
Mais l'indication la plus intéressante réside sans doute dans la comparaison entre d’une part les prêts faits par les Member Banks de New-York pour leur compte et d’autre part, ceux accordés pour le compte de banques de province ou de l'étranger et pour le compte d’autres c’est-à-dire de sociétés, commerciales et industrielles, et de particuliers, qui trouvent là une source de placements fructueux, Le Federal Reserve Bulletin de janvier 1929 publie à cet égard des chiffres très instructifs qui rendent compte de la situation de novembre 1926 à décembre 1928.
Les prêts des banques affiliées pour leur propre compte passent de 819 millions à 1 milliard 114 millions et marquent un déclin en 1928 puisqu'ils étaient de 1 milliard 342 millions en janvier, 228 millions audessus de leur niveau de fin d’année. Les prêts pour le compte des banques s'élèvent de 1 milliard 048 millions à 1 milliard 760 millions avec un rythme de hausse continu. Ceux « pour le compte d’autres » passent de 48 millions à 2? milliards 319 millions, leur augmentation a pris place surtout au cours de l’année 1928 puisque leur montant qui était de 990 millions en janvier s’est accru en décembre de 1 milliard 329 millions. Le graphique ci-contre, établi d’après les statistiques publiées dans le Federal Reserve Bulletin de janvier 1929, in° dique ces mouvements caractéristiques.
Les statistiques du Stock Exchange montrent une situation analogue, les prêts des banques privées, banques