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Stase du gros Intestin

Au niveau du gros intestin, la stase peul se trouver localisée en un point quelconque de son trajet. Suivant son siège, il faut distinguer

— Ja stase cæcale et cæco-ascendante ou droite qui n'est autre que la stase cæco-ascendante, augmentée d’une rétention des matières dans le côlon siomoïde et le rectum.

— la stase bipolaire

— la stase transverse

— la stase descendante ou gauche

— Ja stase totale : il y a stase généralisée à tous les segments mais ordinairement avec prédominance dans la seconde moitié du gros intestin.

Cette classification, si elle répond à peu près à la réalité, a un ennui. Elle oblige à des répétitions fréquentes, non pas tant dans la symptomatologie, que dans les différentes causes de la stase. Une même cause pouvant être à l’origine de stase dans différents segments du gros intestin. Aussi, pour éviter ces répétitions inutiles, allons-nous étudier d’abord

les différentes causes de la stase au niveau du gros

Intestin, puis au point de vue clinique nous étudierons ensuite successivement la stase colique droite et la stase colique gauche.

Etiologie À. LES STASES ORGANIQUES ou MÉCANIQUES.

Elles sont liées au développement d’un obstacle localisé dont la stase ne constitue qu'un épiphénomène.

1° Les brides et adhérences. Nous rappellerons à ce sujet la théorie de Lane. Pour lui, il s’agit d’adhérences mécaniques par suite de la ptose des viscères abdominaux. D'abord c’est un simple repli péritonéal, qui devient ensuite fibreux. Dans les cas avancés ces adhérences sont remplacées par un méso. Le cœcum se dilate et s’allonge, si bien que lorsqu'il est distendu, il peut venir occuper le petit bassin et comprimer les viscères qui normalement occupent la cavité. On voit se former deux groupes d'adhérences : l’un en dehors, l’autre en dedans du cœcum, tendant également à s'opposer à son déplacement. Le côlon transverse forme une anse à concavité supérieure ; une portion de cette anse atteint fréquemment le petit bassin ; les angles sous-hépatique et splénique tendent alors à se fermer d’autant plus qu'ils sont maintenus solidement en place par leurs ligaments qui ne sont aussi que des adhérences secondairement développées. Le côlon descen-

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