page 94). — Sixto Ramon Parro, qui
écrit en 1867, évalue cette somme à 150013 réauxet 2 maravédis de son époque {Compendia del Toledo en la mano, p. 24). Le real fie auquel il fait sans doute allusion était
pris au change pour o fr. 27, mais avait en Espagne une valeur supérieure à celle du change. Sur la somme totale de 2 700000 maravédis, la peinture étaitcomprise pour i 000000. Par conséquent I 700 000 maravédis étaient affectés à la dorure en plein du retable. (Ponz et Cean Bermudez, t. I, p. 163). Sur la sculpture des statues, voy. ci-dessous, p. 97 et note 14.
9. (page 95). — La mort qui surprit Philippe de Bourgogne ne lui permit pas de sculpter la stalle de l’archevêque dont l’exécution lui avait été dévolue par traité. Ce fut Berruguete qui la fit, mais il laissa au frère de Philippe, à
Gregorio Vigarni le soin de tailler dans l’albâtre le médaillon central représentant la descente de la Vierge sur la terre pour remettre la chasuble à saint lldefonse. (Sixto Ramon Parro, Compendia del Toledo en la mono p. 34.) Gregorio, qui suivait Felipe dans ses voyages, fut toujours pour lui un collaborateur précieux etun ami fidèle (Cean Bermudez, t. V, P- 231, 232)-
10, (page 95). — Voici le résumé des travaux exécutés par Philippe de Bourgogne au cours de sa laborieuse carrière :
En 1502, il est à Tolède où le cardinal Cisneros vient de lui commander le retable de la cathédrale. Il y réside quatre ans, jusqu’en 1506.
De 1506 à 1520 se présente le vide occupé à mon avis par l’exécution des bas-reliefs du Tras-Sagrario.
L’anne'e 1520 le trouve à Grenade. Mais il quitte la capitale de l’Andalousie avant que le retable de la chapelle des Rois ne soit inauguré et il revient à Tolède dès 1524.
A dater de cette époque, il travaille au retable en albâtre de la chapelle de la Descension de Nuestra Senora. Il le finit en ce qui le regarde en 1527 et s’occupe immédiatement du retablemajeur de lachapelledesRoisNouveaux que peignit Francisco de Comontes. Il est encore à Tolède en 1535 et prend part au concours ouvert par le chapitre pour l’exécution des stalles du chœur de la cathédrale. Il semble dès lors ne plus quitter la ville, sauf quand il s’agit de voyages analogues à celui qu'il fit à Burgos en 1539, après l’écroulement de la coupole de la cathédrale. Je joins à ce résumé chronologique quelques détails relatifs au retable de la chapelle de la Descension de Nnestra Setiora comprise dans la cathédrale de Burgos, auquel il travailla entre 1524 et 1527 et que son frère Gregorio finit vers 1533.
Ce retable en albâtre avec ornements de bronze doré fut taxé par Alonso de Covarrubias, Juan de Borgona et Sébastian de Almonacidetpayé 185160 maravédis ou 10250 réaux pour la main-d’œuvre seulement (Cean Bermudez, t. 1, p. '7;; t- P- Sixto
Ramon Parro, l. c., p. 90). Il a été parlé de Juan de Borgona (page 79 et note 9) et il sera
bientôt question d’AImonacid (page 97 et note 1 3 ci-dessus) . Alonso de Covarrubias qui devait être également un artiste renommé, n’est connu que par cette mention h moins qu’il ne se confonde avec Marcos de Covarrubias, maître brodeur de la cathédrale de Tolède, qui ht en 1514 le célèbre ornement du cardinal Cisneros (Archives de la cathédrale et Cean Bermudez, t. I, p. 368 et 369) ou avec Andres de Covarrubias peintre polychromiste dont le nom se trouve dans les archives de la cathédrale de Séville à l’année 1519 (Cean Bermudez, t. i, p. 368).