page 96). — Navagiero. Lettera V
Quand Navagiero visita la chapelle des
Rois, Philippe de Bourgogne avait quitté Grenade depuis un an ou deux tout au plus, mais le retable n’avait pas été reçu par le chapitre.
Je rappelle qu’Isabelle était morte en 1504 et que Ferdinand s’éteignit en 1516.
12. (page 96). — Cean Bermudez attribue à Philippe de Bourgogne quelques statues des piliers du crucero de la cathédrale de Burgos, mais il se tait au sujet du maître-autel de la chapelle du Condestable (t. V, p. 228). Comme il ne parle pas non plus des trois bas-reliefs du Tras-Sagrario , son silence ne saurait être invoqué contre l’attribution que je propose. Il est probable que Philippe projeta ce retable, tailla les principales figures et s’en remit à son frère Gregorio du soin de le terminer tandis qu’il travaillait à Tolède aux stalles de la cathédrale. Tolède fut la résidence de prédilection
de Philippe et, de son côté, la vieille capitale de l’Espagne s’attacha le grand sculpteur par l’admiration qu’elle lui témoignait. Il y mourut et les membres du chapitre de la cathédrale firent graver deux inscriptions à sa gloire, l’une dans le chœur et la seconde sur sa pierre tombale.
13. (page 97). — Almonacid, comme son nom l’indique, descendait, sans doute, d’une famille more convertie au christianisme. Après l’achèvement du retable de Tolède, il se rendit à Séville où durant les années 1509 et 1510 il exécuta pour la cathédrale de nombreuses statues qui furent brisées dans le tremblement de terre de 1512 (Cean Bermudez, t. I,p. 17). Plus tard, il fut à Segovie pour y sculpter les douze apôtres du crucero de l’église du Parral [Apmites para una giiïa de Segovia, p. 244, 247, par Pedro Hernandez Useros). On le retrouve à Tolède en 1527.
14. (page 97). — Voy. ci-dessus p. 93 et 97, note 13. Almonacid et Diego Copin de Holanda reçurent ensemble pour l’exécution de ce travail 610000 maravédis. (Cean Bermudez, 1. 1, P-3570
15. (page 97). — C’est en 1541 que Copin de Holanda fit, aidé de son fils Miguel et de ses autres élèves, les fameux vantaux de bois de la porte des Lions que l’on a couverts depuis de plaques de bronze et que D. Antonio Ponz attribue à Berruguete. Ce fut, semble-t-il, son dernier travail. (Cean Bermudez, t. I, p. 357,