‹ La statuaire polychrome en Espagne; illustré de quatre-vingts planches tirées hors texte et de trois planches en couleursChapitre 96 sur 171 · PÉRIODE ROMAINE · texte numérisé non relu

PÉRIODE ROMAINE

I. (page 39). — Parmi les premiers seigneurs français qui furent combattre en Espagne, les plus connus sont le duc Eudes, son neveu Henri, dont le fils Alphonse Henriquez régna sur la Galice, la Castille et Leon, et son cousin Raymond, le fondateur du royaume de Portugal. Ils étaient Bourguignons et avaient épousé deux filles du roi de Castille. Puis c’est Gaston de Béarn qui vint prendre part à la Croisade contre Saragosse et qui obtint d’Alonso VII, à titre de fief, les quartiers de la ville habités par les chrétiens mozarabes. Au nombre des alliances entre familles souveraines, on peut citer le mariage de Constance, fille d’Alonso VIII avec Louis VII, roi de France. Plus tard, des chevaliers anglais rejoignirent aussi l'armée aragonaise. Enfin ce fut un Normand ou du moins un Anglais d’origine normande, Robert de Culey surnommé Burdett, qui s’empara de la place de Tarragone devant laquelle les Aragonais avaient échoué. « En récompense, le pape Honoré la lui donna en fief lihrcdc toute exaction séculière. Il y demeura en dépit des efforts des Sarrasins pour l’en débusquer. Pendant son voyage à Rome, sa femme Sibylle, fille du comte Guillaume de Capoue, aussi courageuse que belle, défendit avec succès sa ville contre les Mores. Casque en tète, chemise de mailles au sein comme un soldat, elle parcourait la ville et les murailles tenant en main son bâton de commandement et elle veillait afin de ne pas se laisser surprendre par l’ennemi. » Chronique d’Orderic Vital, Florez, t. X, p. 583.

L’on conserve dans le musée de Tarragone un bouclier dit de V Invincible Aina^^one qui

aurait appartenu à Dona Guillerma Moncada dont le prétendu tombeau se voit dans le cloître du monastère des Santas Creus. L’attribution du bouclier n’est pas plus certaine que celle du tombeau. Peut-être faudrait-il identifier l’invincible Amazone avec Sibylle de Capoue.

2. (page 40). — Voir ci-après la note i du chapitre xii, p. 145.

3. (page 42). — Le tombeau de Chah Khoda Bendè se trouve à Sultanieh sur la route de Tauris h Téhéran. Jane Dieulafoy. La Perse, la Chaldée, la Susiane, p. 88 à 92, et Marcel Dieulafoy, Revue générale de V Architecture^ 1883, 4' série, vol. X et pi. XXXIII.

4. (page 43). — M. Dieulafoy. L'Art antique de la Perse., t. V, chap. x, et le Château Gaillard. Mémoires de V Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, t. XXXVI,

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