UC I LE
Monsieur Daubrée ! '
JULIEN
N’est-ce pas, mademoiselle, c’est une histoire merveilleuse, cette lumière qui me conduisit près de vous ? Seulement, si la charité divine était dans la chaumière , (souriant) cette fois le roi mage était un pauvre diable qui n’avait ni myrrhe ni trésors pour les mettre à vos pieds... Ma fortune c’était mon cœur, ma vie, et je vous les donnai... je vous les donnai... sans espoir...
LUCILE, à part, se levant.
A moi ?
JULIEN
Oui, sans espoir ! et jugez de mon étonnement, jugez de mon bonheur , lorsqu’à l’instant même votre i>èrc a daigné m’apprendre...
LUCILE
Quoi donc ?
JULIEN
Que vous aviez deviné mes sentiments pour vous...
LUCILE
Moi?
Et qu’il m’accordait votre main.
LUCILE
Ah ! mon Dieu !
Quelle émotion ?
JULIEN
LUCILE
Oui, je suis émue... je suis troublée... Cet aveu si imprévu, si flatteur, dont je devrais être heureuse et fière...
julien.
Eh bien?
LA STATUETTE D’UN GRAND HOMME
LUCILE
Pardonnez-moi ! je sais tout ce qu’il y a en vous de noblesse et de distinction, je sais que jamais cœur plus tendre, plus dévoué ne mérita mieux d’être aimé... et jamais, croyez-le bien, jamais on n’éprouva plus d’estime, plus d'affection que je n’en ressens pour vous... mais... „
Mais vous ne m’aimez pas ?
LUCI LE
Oh ! sans un engagement formel... nne promesse sacrée...
JULIEN
Une promesse...
LUC1LE
Sacrée ! et quand vous saurez...
JULIEN
Je ne demande rien... je ne dois rien savoir... Adieu, ma demoiselle ! adieu, pour toujours !
LUCILE
Pour toujours ?
JULIEN
Pour toujours !..