‹ La statuette d'un grand homme comedie en un acteChapitre 19 sur 37 · UC I LE · texte numérisé non relu

UC I LE

Monsieur Daubrée ! '

JULIEN

N’est-ce pas, mademoiselle, c’est une histoire merveilleuse, cette lumière qui me conduisit près de vous ? Seulement, si la charité divine était dans la chaumière , (souriant) cette fois le roi mage était un pauvre diable qui n’avait ni myrrhe ni trésors pour les mettre à vos pieds... Ma fortune c’était mon cœur, ma vie, et je vous les donnai... je vous les donnai... sans espoir...

LUCILE, à part, se levant.

A moi ?

JULIEN

Oui, sans espoir ! et jugez de mon étonnement, jugez de mon bonheur , lorsqu’à l’instant même votre i>èrc a daigné m’apprendre...

LUCILE

Quoi donc ?

JULIEN

Que vous aviez deviné mes sentiments pour vous...

LUCILE

Moi?

Et qu’il m’accordait votre main.

LUCILE

Ah ! mon Dieu !

Quelle émotion ?

JULIEN

LUCILE

Oui, je suis émue... je suis troublée... Cet aveu si imprévu, si flatteur, dont je devrais être heureuse et fière...

julien.

Eh bien?

LA STATUETTE D’UN GRAND HOMME

LUCILE

Pardonnez-moi ! je sais tout ce qu’il y a en vous de noblesse et de distinction, je sais que jamais cœur plus tendre, plus dévoué ne mérita mieux d’être aimé... et jamais, croyez-le bien, jamais on n’éprouva plus d’estime, plus d'affection que je n’en ressens pour vous... mais... „

Mais vous ne m’aimez pas ?

LUCI LE

Oh ! sans un engagement formel... nne promesse sacrée...

JULIEN

Une promesse...

LUC1LE

Sacrée ! et quand vous saurez...

JULIEN

Je ne demande rien... je ne dois rien savoir... Adieu, ma demoiselle ! adieu, pour toujours !

LUCILE

Pour toujours ?

JULIEN

Pour toujours !..

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