‹ La statuette d'un grand homme comedie en un acteChapitre 9 sur 37 · I.OUISON · texte numérisé non relu

I.OUISON

Si mademoiselle est prête...

LUCILE

Le baptême attend, n’est-ce pas?

PIERRE

Et monsieur le bedeau aussi attend, et Barnabe aussi. Barnabe! Barnabe!...

(Il court après Barnabe et le fait rentrer.) Morand, à sa fille.

Va, va, malille, et à ton retour du baptême nous causerons...

LUCILE, l’interrogeant du regard.

Nous causerons ?

MORAND

Oui, je viens d’apprendre quelque chose sur ton compte... Nous causerons, mademoiselle la rêveuse !

Vous ne me gronderez pas?...

LA STATUETTE D’UN GRAND HOMME

MORAND

Te gronder!... Tu sais bien que je commence toujours patte pardonner... Tiens, prends cette bourse.

LUCILE

Mais je suis riche, mon père !

MORAND

Prends... prends... toujours... les pauvres te béniront deux fois.

(Il lui remet une bourse.) LUCILE, prenant la bourse.

Prenez garde! je vais m’enrichir.

En donnant tout.

EU Cl LE.

Louison! (Allant à Barnabe que Pierre fait descendre à droite.) Mon compère?... A chacun son épi d’argent.

Mademoiselle est si heureuse quand elle donne aux malheureux, qu’elle a toujours l'air de leur dire : Grand merci !

MORAND, près de la cheminée.

Chère enfant !

julien, * part.

Noble cœur!

LUCILE, donnant la bourse à Barnabe.

Voici le vôtre, vous l’égrénerez comme il vous plaira.

BARNÀBÉ.

Oh! oh! mam’selle... mam’selle!

PIERRE

Prends donc, parrain; nous égrènerons de moitié.

(Barnabe s’essuie les mains et prend la bourse.)

LOUISON, à Morand.

Hein ! voyez donc comme il la regarde !

MORAND

C’est vrai... il aime ma fille.

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