‹ La stèle de Palenqué du Musée national des Etats-Unis, a WashingtonChapitre 10 sur 29 · LE GROUPE DE LA CROIX · texte numérisé non relu

LE GROUPE DE LA CROIX

La planche III ci-jointe montre les trois tables qui composent le Groupe de la Croix juxtaposées ainsi qu’elles doivent l’être. Nous avons dit que seule la pierre de gauche est encore à sa place dans le Temple de la Croix et que celle du milieu git depuis longtemps sur le sol, à quelque distance du monument, exposée à l’action destructive des changements de saisons. On a représenté la Stèle de la Smithsonian à sa place primitive à droite de la pierre centrale : une ligne très fine indique la jonction des deux tables. Ce dessin a été fait sous ma direction, par un artiste habile, d’après un fac-similé de plâtre coulé dans le moule fait en 1863, époque où la Stèle était encore dans dans un état de conservation relativement parfait. Comme nous l’avons dit dans le premier chapitre, la partie la plus large de cette planche est la reproduction du dessin de Catherwood dans le second volume de l’ouvrage de Stéphens sur V Amérique centrale.

D’après les mesures de Stéphens les tables de Palenqué ont six pieds quatre pouces de hauteur ce qui est la dimension exacte de la Stèle de la Smithsonian, qui cependant présente des parties de pierre unie au-dessus, au-dessous et à droite des sculptures. Il ne* serait pas impossible que ces

* Stéphens, Central America, etc., vol. II, p. 345.

ANNALES DU MUSEE GUIMET

rebords en forme de cadre eussent été cachés en partie ou en totalité lorsque les stèles étaient fixées au mur de fond du sanctuaire. Les explorateurs ne donnent aucun renseignement sur la façon dont les stèles étaient retenues à leur place. La surface sculptée de celle de la Smithsonian est entourée par une ligne creuse, horizontale dn haut et approximativement verticale à droite, distante, sur ce dernier point, de deux pieds huit pouces du bord gauche de la pierre. Cette mesure a été prise du milieu de la Stèle, la distance est plus grande en haut et moindre en bas à cause de l’obliquité de la ligne verticale. Ce fait est bien clair dans le dessin qui accompagne cet ouvrage. Ainsi que dans le dessin de Gatherwood, cette planche ne montre pas de partie unie au-dessus de la partie sculptée de la stèle de la Smithsonian, mais on peut voir une portion de la pierre brute à droite et en bas. La dalle a trois pouces et quart d’épaisseur ; elle est faite d’une pierre de grès dur à grain fin et d’une couleur gris jaunâtre. Je parlerai plus loin de la sculpture.

Nous avons précédemment établi que Del-Rio et Dupaix ont vu la table de la Croix dans son intégrité — ce fait ressort des dessins qui accompagnent leurs rapports — , et de plus que leurs planches sont matériellement conformes, puisqu’elles ont été copiées sur les dessins de Gastaneda. Dans la planche qui accompagne les Antiquités mexicaines, le sujet est renversé, la figure de l’homme qui tient l’enfant est à gauche, etc., erreur qui a été évitée dans les planches similaires de Del-Rio et de Kingsborough L

Je donne, planche IV, une partie de la planche de Del-Rio qui comprend la table centrale et la partie adjacente qui est sensée représenter celle de droite. La figure 5 est une réduction, d’après Waldeck, qui représente la table centrale et une partie de celle de gauche. Nous avons dit plus haut que l’atlas de Charnay renferme une vue photographique de la Stèle centrale dont les sculptures, nous le montrerons plus loin, ont été gravement endommagées par une longue exposition aux intempéries. Gela seul suffirait pour excuser le manque de netteté de la photographie; mais de plus Charnay reconnaît que, par suite de difficultés techniques, il a été peu heureux dans ses essais de pho-

* Antiquités Mexicaines, troisième édition, pl. XXXVI. — Kingsborough, vol. IV, troisième partie, p. 41. La planche corespondanle du rapport de Del-Rio ne porte pas de numéro.

Annales du"Musée G-uimet.

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