‹ La Stérilisation des Liquides InjectablesChapitre 12 sur 49 · PU RNONO RR EE TP EE · texte numérisé non relu

PU RNONO RR EE TP EE

Mettre l'huile dans un flacon de 250%, ajoutez 305r d'alcool, mêlez et laissez 3 jours en contact en agitant de temps en temps. Décantez l’alcool Surnageant. Ajoutez le reste de l'alcool, agitez et décantez de nouveau, Chauffez l'huile dans une capsule de porcelaine 10 minutes au bain de sable à une température qui ne devra pas dépasser 4150.

La quantité d'alcool employée et le double traitement sont utiles si l’on veut obtenir une huile privée d'acides.

Avec une quantité inférieure (200 gr. d'alcool pour un litre d'huile), et avec un seul traitement, même prolongé pendant huit jours, une huile d'olive que j'ai essayée, avait encore comme indice d’acidité : 0,90 p. 100 {en acide oléique) (1).

Il. — DIFFÉRENTES MÉTHODES DE STÉRILISATION Stérilisation par les antiseptiques.

Les notions d’asepsie et d'antisepsie n’ont pas été toujours aussi nettement différenciées qu’elles le sont aujourd’hui, parce qu'on attribuait autrefois aux antiseptiques une puissance microbicide exagérée.

On à reconnu depuis que tel antiseptique, efficace contre un germe déterminé, restait sans effet sur d’autres germes.

Gurrmann à observé que'les spores du charbon pouvaient encore végéter après avoir séjourné pendant 37 jours dans une solution d'acide phénique à 50 pour 1000 (2). — Rorerr et Leseurre (3) citent également à ce propos les expériences de Trucuor sur le virus de la septicémie puerpérale, Pour neutraliser ce dernier, suivant l’auteur, il faudrait un contact de

(1) Je ferai remarquer que, même en suivant le procédé du Codex, même en multipliant davantage encore le nombre ou la durée des lavages, on obtient difficilement une huile dont l'indice d’acidité soit tout à fait nul;

.pour la plupart des échantillons que j'ai analysés, l'indice variait entre 0,25 et 1 (p. 100) eu acide oléique.

. (2) D’après Vinay, Manuel d'asepsie, p. 56. Paris.

(3) Ouvrage cité, p. 7.

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15 jours avec une solution de sublimé à 1 p. 1000, ou de 25 jours avec une solution d’acide phénique à 50 p. 1000.

Ne sait-on pas, d'autre part, que le phénol à 1 p. 1000 sert à l'isolement du bacille typhique, espèce pourtant peu résistante. « Non seulement, dit Miouer, les solutions phéniquées à 4 p. 20 et à 1 p. 40 ne parviennent pas à tuer les microorganismes de vitalité faible, mais elles contiennent elles-mêmes fréquemment des germes vivants. Reparn, FRANKEL, GEPPERT, BenriNG, ScmImmEeLsuscn sont arrivés aux mêmes conclusions (1) »

Dans tous les cas, si l'on admet qu'après un contact plus ou moins long avec les solutions antiseptiques, les microbes sont détruits, iln’en est pas de même des spores (2).

Le chloroforme, l'alcool absolu, par exemple, exercent une action nettement microbicide sur les formes végétatives des bacilles et des cocci, tandis qu'ils restent sans effet vis-à-vis des spores.

En grande majorité, les substances chimiques sont donc loin d’agir aussi activement que la chaleur. Bien peu d’entre elles sont capables de détruire sûrement les spores du charbon dans les vingt-quatre heures, il leur faut souvent plusieurs jours, et même beaucoup n'exercent sur cet agent infectieux aucune action nocive.

Il va sans dire que les chiffres très différents obtenus par les auteurs pour la puissance microbicide des agents chimiques, résultent des conditions variables de leurs expériences, de nombreux facteurs entrant en jeu; et l’on comprend que Ducraux, au lieu de classer les antiseptiques suivant leur valeur absolue, ait conseillé de les ranger tout simplement par ordre alphabétique.

Dans le cas des préparations injectables, les conditions se trouvent évidemment réunies pour faciliter Le plus possible la pénétration, et par suite l’action de l’antiseptique. Dans ces

(1) D'après ScawarTz : Pratique de l’asepsie et de l’antisepsie en chirurgie, p. 90. Paris, S

(2) On a donné au sujet de cette résistance des spores l'explication suivante : les bactéries possèdent une enveloppe de nature protéique, comme le protoplasme qu’elle entoure ; or, l’action stérilisante des antiseptiques réside dans un processus d’insolubilisation. Il se formerait en présence de l’agent chimique une combinaison insoluble de celui-ci avec la matière albuminoïde, et cette combinaison se produirait surtout à la périphérie. En un mot, la membrane de la bactérie serait atteinte et non le contenu. Si pour une cause quelconque, la bactérie vient à se débarrasser de cette combinaison insoluble qui la protège, elle reprend sa vitalité et libère ses spores.

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