Siredey, Hygiène des maladies de la femme, 1907, p
et 190.
cs. RÉ 2 gine blennorragique », paraît très rationnelle. En effet, l’on rencontre le gonocoque dans le plus grand nombre des métrites virginales.
Et non seulement les métrites, mais encore les salpingites virginales sont le plus fréquemment d'origine gonococcique. Senger, Sœxinger ont observé chez des vierges des pyo-salpingites qui ne s’expliquent que par une infection gonorrhéique d’origine extra-vénérienne. Pozzi a opéré un cas de ce genre. Des péritonites généralisées même ont pu se produire dans ces conditions (Sænger, Welander).
Par conséquent, les trompes peuvent être enva-. hies à leur tour. Or « l’oblitération des trompes est très facile chez l’enfant dont les annexes sont facilement perméables » (Laborde). Et ceci constitue un fait très important puisqu'il nous mettrait en présence d'une stérilité qui ne reconnaïitrait d'autre cause que la négligence des parents ayant méconnu chez une fillette l'importance d'une vulvo-vaginite,
Comme les métrites et les salpingites constituent, ainsi que nous le verrons dans les chapitres suivants, une cause fréquente de stérilité, il suffirait de con-naître la proportion approximative des métrites et des salpingites résultant d’une vulvo-vaginite de l’enfance pour savoir quel compte il faut tenir de ce nouveau facteur de stérilité. Or, il est certain qu’on ne peut apporter ici de chiffres bien précis, d'autant qu'une infection. vulvo-vaginale extra-véné: rienne peut être diffusée dès les premiers rapports sans qu’il y ait cependant de néo-infection. Dès lors,
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lon:mettra-sur. le compte d’un coït infectant les com. plications utérines ou, annexielles qui pourraient se produire, alors que la cause initiale est la vulvo-vaginite antérieure. Sans doute dans les premières années dela vie, ayant la puberté, l'utérus semble-t-il mieux: à l’abri de l'infection gonococcique bien que Apert et: Froget. (1), aient vu un bébé dedix mois atteint d'une métrite. à gonocoque. C’est qu’alors l'utérus moins développé n'est pas encore le siège de congestions périodiques, mais au moment de la puberté, lorsque.les règles, s'installent définitivement, l’état. congeslif dont elles s'accompagnent facilitera l’in vasion de la cavité utérine. Les règles ne peuvent-elles. réveiller en outre une infection latente ? On pourrait le croire, puisque l’homme contracte plus souvent la blennorragie en pratiquant le coït pendant la période menstruelle chez la femme infectée. Enfin la fréquence des vulvo-vaginites, fréquence plus grande qu’on ne l’imagine puisque beaucoup d'infections demeurent méconnues, la réceptivité particulière des petites filles, l’exceptionnelle ténacité du gonocoque, toutes ces raisons nous font soupçonner une invasion plus fréquente qu’on ne le croit de l'utérus et des annexes, invasion qui peut évoluer d’une façon torpide et ne se manifester que par une stérilité, parfois définitive.
Nous ne prétendons pas que le fait soit commun ; il peut se produire cependant et peut-être plus sou-