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assez intense, que nous ne voyions pas une goutlelette de pus sourdre au niveau de l'orifice vaginal : une légère pression sous le périnée suffisait à la dégager complètement. A'défaut dé loux, quelques efforts de défécation amenaient le même résultat prouvant que la sécrétion était bien intra-vaginale et non vulvaire, ce qu’ilest important d'établir. »
Et non seulement l'invasion du vagin dans les cas, de vulvite gonococcique extra-vénérienne, mais encore la possibilité de l'invasion de tout l'appareil génital, sont aujourd’hui parfaitement démontrées. Bumm, Siredey, et d’autres gynécologues encore pensent que nombre de métrites virginales inexpliquées que l’on rencontre après la puberté, sont des séquelles éloignées d’une vulvite gonococcique de l'enfance. Et cela ne saurait nous étonner puisqu'il y a une réceptivité particulière chez la fillette chez. laquelle le gonocoque s’exalte(Epstein) (1) et puisque le gonocoque peut conserver sa virulence pendant cinq ans, dix ans et même davantage (Bumm).
Epstein cite plusieurs petites filles, qui, paraissant guéries, présentaient encore des gonocoques dans leurs sécrétions trois ou quatre ans plus tard.
Ainsi cette opinion de Siredey (2) : «les métrites virginales sont plus souvent qu’on ne le croit d’ori-
1. Epstein, de Prague, art. vulvite et vulvo-vaginite du 7railé des maladies de l'enfance, J. Grancher, Comby et Marfan. Paris,,