Roubaud, Loc. cit
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fécondation, peut venir mettre un terme à ces avortements. D'ailleurs, l’irrégularité des règles signalée par Parent-Duchatelet chez la plupart de ces filles ne serait-il pas un témoignage de plus en faveur d’une véritable métrile ? Telle est notre sentiment et le bondon des prostituées nous paraît le plus souvent la conséquence d’une métrile gonococcique.
Ainsi le pronostic génital de cette affection nous apparait déjà particulièrement sombre. Évidemment la grossesse est possible dans toutes les métrites même dans les métrites cervicales interstitielles avec col hypertrophié d’où s’écoulent sans cesse de véritables flots de pus. Dans les généralités sur la stérilité d’origine gonococcique chez la femme, nous avons dit ce qu’il fallait penser de cette apparente inocuité. Sans doute Fruhinzoltz (1) à Nancy, dans le service du professeur Février observet-il des grossesses survenues avec des métrites cervicales intenses. Sans doute le D' Ozenne publie-t-il une observation où 3 grossesses successives surviennent chez une femme atteinte de métrite cervicale chronique dont la nature gonococcique est attestée bactériologiquement par le microscope et cliniquement par l'apparition à deux reprises d'ophtalmies spécifiques. Sans doute le professeur Delbet (2) remarque-t-il aussi que nombre de femmes
r. Fruhinzoltz, la Blennorragie dans ses rapports avec la are sesse et la puerpéralité. Thèse de Nancy, r9ot- ft 2. Delbet, loc. cit., p. 126.
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qui ont une métrite avec leucorrhée abondante deviennent enceintes et mènent leur grossesse à son terme normal.
L'on pourrait donc conclure de ces faits que la métrite blennorragique ne constitue pas un obstacle sérieux à la reproduction de l’espèce. Mais ce n’est pas ainsi, Croyons-nous, qu'il faut envisager ia question. Si la métrite du corps n’est pas une cause de stérilité absolue, si elle ne met que rarement obstacle à l’imprégnation même, elle s'oppose néanmoins, dâns d'énormes proportions, à la fixation, puis au développement de l’ovule fécondé et l’on comprend que répété sur un grand nombre de femmes ces méfaits constituent, dans l’ensemble, une cause sérieuse dé dépopulation. Sur ce point, les auteurs sont unanimes. « Certaines métrites, dit encore Île professeur Delbet (1), sont un obstacle presque absolu à la conception. » « La métrite catarrhale ést après les lésions tubaires la cause la plus commune de linfécondité acquise. » Et Siredey (2) qui tient cé langage à constaté de nombreux exemples du fait suivant : € Une jeune femme, dit-il, atteinte depuis longtemps de catarrhe utérin, eonfiante dans uné stérilité dont plusieurs années de rapports infructueux lui ont donné la preuve, se croit assurée dé ne plus être mère. Un jour le catarrhe augmente et