Die Chronische Gonrrohæ, Leipzig, 1901, p
grum complète. Il peut subsister des lésions de rétré: cissement, par exemple, alors que les chances de contagion ont complètement disparu. Du moment où l’on peut affirmer, grâce à l’urétroscope, qu'il n'existe plus aucun foyer capable de contenir le gonocoque, on est alors en droit de permettre le mariage.
3 Procédés d'épreuve. — Jullien et la plupart des auteurs indiquent comme moyen de reconnaître si la guérison est complète, l'épreuve par les excès de table. Les mets excitants, les boissons alcooliques, et la bière notamment, sont capables de réveiller une blennorragie paraissant terminée. Les fatigues physiques produisent quelquefois le même résultat.
Mais on obtient plus sûrement un effet identique en instillant dans l’urètre suspect une solution irritante : nitrate d'argent ou sulfate de cuivre à 1 p. 50, sublimé à 2 p. 1000. C'est le nitrate d'argent que l’on emploie d’habitude, Dans un urètre sain ou réellement guéri, l’inflammation inévitable qui suit cette petite opération se calme d'elle-même ; dans le cas contraire, elle persiste et s’exaspère par la repullulation du diplococcus de Neisser. On a la certitude alors que la guérison n'était qu'apparente. Neisser considère comme définitivement guéri tout individu chez lequel une injection urétrale de nitrate d'argent à 2 0/0 n‘amène pas de repullulation.
On peututiliser l'épreuve par Les excès de table ou l'épreuve
par les solutions irritantes, c'est-à-dire déterminer « la résis-
tance à la provocation ». Les Allemands recommandent
l'emploi des deux moyens.
Si nous voulions fixer notre choix entre les trois procédés examinés, nous dirions que l’urétroscopie paraît donner toutes les garanties désirables, mais c'est un moyen peu pratique puisqu'il exige un outillage et uneinstallation que les spécialistes seuls ont coutume d’avoir. Il n’en est pas de même de l'examen microscopique qui est à la portée de tous les médecins, le microscope étant devenu, de nos jours, un instrument indispensable à la pratique médicale. Plus simple encore sont les procédés d'épreuve. Ils peuvent même, dans certains cas, révéler une blennorragie mal guérie, alors que le microscope n'aurait pas permis de découvrir le gonocoque, même par des examens répétés. On peut utiliser les deux procédés à la fois. Ils offrent ainsi de suffisantes garanties.
Ces précautions sont indispensables si l’on songe à la gravité que revêt La blennorragie chez la femme. « Un homme, dit J. Renault, ne devrait pas plus se marier avec des gonocoques dans l’urètre qu'avec des plaques muqueuses dans la bouche. »