CHEZ L'HOMME
1° Les déférentites, les épididymites et les épididymo-orchites bilatérales blennorragiques peuvent entrainer l’azoospermie, d’où stérilité absolue, souvent définitive. L’oligospermie, que ces affections peuvent également occasionner, constitue une cause de stérilité relative lorsqu'elle est suffisamment prononcée.
2° Les rétrécissements inflammatoires de l’urètre, qui, dans la presque totalité des cas,résultent de l’infection blennorragique, sont une cause de stérilité relative pas l'obstacle qu’ils opposent à l'éjaculation. Cette stérilité est absolue lorsque l’atrésie est telle qu’elle détermine un aspermatisme total.
3 La stérilité chez l’homme peut résulter encore d’une impuissance et d’une neurasthénie génitales qui sont bien souvent la conséquence d’une blennorragie chronique. Les lésions de vésiculite que l’on observe alors dans la plupart des cas peuvent: altérer les spermatozoïdes au point de les rendre impropres à la fécondation.
r° La stérilité d’origine blennorragique est beaucoup plus fréquente et beaucoup plus grave chez la femme que chez l’homme. L’infection gonococcique est certainement, chez la femme, le principal facteur de l’infécondité acquise.
»° La vulvo-vaginite gonococcique des petites filles peut propager l'infection à l'utérus et aux annexes et devenir ainsi une cause de stérilité, parfois définitive. |
3° La métrite blennorragique, beaucoup plus fréquente que les métrites puerpérales ou banales, constitue beaucoup plus longtemps que ces dernières un obstacle à la fertilisation. Elle est après Îles lésions tubaires la cause la plus commune de l’infecondité acquise.
La métrite cervicale intervient surtout en s’ opposant à la fécondation même, et la métrite du corps surtout en s’opposant soit à la nidation de l’ovule dE soit à la de ton
4°. Le plus souvent d’origine blennorragique, | la pes bilatérale met obstacle à la fécondation surtout en entrainant des occlusions tubaires fréquentes, et maintes fois définitives. É: | ra
:9° L'ovarite ,chronique, le. plus souvent dne. à r infection. gonoçoccique, peut entraîner Ja ;stérilité soit par l’hypergénèse du tissu fibreux détruisant les
follicules de de Graaf, soit par la périovarite qui enveloppe l'ovaire d'une membrane épaisse mettant un obstacle à la déhiscence de ces follicules.
6° Après les pratiques néo-malthusiennes, l’infection gonococcique paraît la cause la plus fréquente de la stérilité chez les unipares.