‹ La Stérilité En Afrique Du NordChapitre 4 sur 81 · E +. ROME · texte numérisé non relu

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Introduetion

Nous rassemblons en ces pages, les observations et les notes relatives à la stérilité, qu’il nous fut permis de prendre, pendant deux années, à la consultation de Gynécologie de la Maternité d'Alger.

Elles se rapportent en majeure partie aux cas de stérilité féminine, les plus importants et les plus nombreux pris parmi des malades où dominait l’élément indigène, où se recueillent encore tant d’épouses avides de maternité et pratiquant dans ce but, une foule de rites anciens, curieux et inutiles.

Elles vinrent donc, rendues plus dociles peut être, par l'importance que prenait, dans ces ménages stériles, le fait d’obtenir une descendance, et par le discrédit auquel étaient vouées les épouses infécondes.

Accessoirement, au cours d’investigations parfois pénibles il nous fut permis d’étudier quelques cas de stérilité masculine. Ce fut une guerre ouverte à des idées souvent fausses. Il s’agissait d’amener des hommes à une consultation contre la stérilité; certains obéirent, d’autres se dérobèrent après un premier examen; plusieurs vinrent assidûment ou se laissèrent diriger vers la consultation de vénérologie.

Nous rapportons aujourd’hui les cas observés, les traitements pratiqués, les résultats obtenus.

Et de cette statistique, il faut retrancher le nombre important des malades qui cessèrent un jour un traitement qu’elles auraient voulu plus rapide, de celles ui partirent guéries et dont toute trace fut perdue.

Dans bien des ménages stériles, les conjoints atteints tous deux d’affection microbienne, ne voulurent

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pas comprendre qu'un traitement unilatéral était nécessairement voué à l’insuccès.

Les derniers, enfin, dans cette clientèle hospitaliere, ne purent sacrifier plus longtemps leur travail aux obligations d’un repos et dun traitement continus.

La lutte contre 14 stérilité, souvent hasardeuse, a ses succès, ses déboires et ses longueurs; mais il est permis, malgré tout, d'affirmer qu’il est possible de récurérer des maternités compromises, et, grâce à la consultation, de faire bénéficier les malades de cette œuvre de médecine sociale,

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