‹ La Stérilité En Afrique Du NordChapitre 53 sur 81 · OBSERVATION XXXV · texte numérisé non relu

OBSERVATION XXXV

Madame F…., 24 ans.

Stérilité primitive.

Vient consulter au début du mois de Mai 1934.

Élle ce plaint de troubles menstruels, caractérisés par de légers retards, et de douleurs au moment des règles.

Le toucher montre un utérus normal; par contre, on sent à gauche, un ovaire gros, dur et douloureux. On conseille à la malade une intervention chirurgicale.

Intervention le 27 juillet 1934 (Docteur Fulconis).

Laparotomie sous-ombilicale, sous anesthésie générale au kélène-éther. On arrive sur un utérus augmenté de volume, congestionné, ramolli. Le cul de sac de Douglas contient une légère quantité de liquide citrin qu'on éponge:les trompes sont normales: les ligaments sont souples, non infiltrés. L'ovaire gauche est scléro-kystique, très augmenté de volume, de la grosseur d’une noix, recouvert d'une vascularisation variqueuse. On pratique l’exérèse de l'ovaire. L'ovaire droit est moins congestionné ; on aperçoit, par transparence, deux petits kystes clairs qu'on ponctionne au bistouri. La malade étant jeune, on ne pratique pas l’éxérèse de cet ovaire. On fait l'appendicectomie prophylactique, et on referme la paroi en trois plans sans drainage.

La malade revient à la consultation en novembre 1934. Elle est toujours stérile, et souffre de métrite du corps.

On la vaccine pendant deux mois.

L’insufflation ast négative. L'injection du lipiodol montre une très légère perméablité droite. (vor radiographie).

Il existe, de plus, une sténose de lorifice interne du col utérin. On tente un dilatation aux laminaires.

Le traitement se poursuit. Il y aurait intérêt à faire une seconde hystérosalpingographie, et d’autres séances de dilatation du col.

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