‹ La Stomatite Mercurielle: Et Son TraitementChapitre 2 sur 16 · À TOUS MES MAITRES DE LA FACULTE DE MEDECINE DE NANCY · texte numérisé non relu

À TOUS MES MAITRES DE LA FACULTE DE MEDECINE DE NANCY

Eu hommage de respectueuses rec nnaissance,

ee INTRODUCTION

Le temps n’est plus où « l’apparition d’une légère rougeur et tuméfaction des gencives suivie d'un peu de salivation avec gonflement cel rétraction des papilles gingivales » (Finger) était le signe indispensable d’une cure mercurielle efficace.

Actuellement, au contraire, nous cherchons à éviter avec soin ces symptômes avant-coureurs des stomatites plus graves.

Cependant trop fréquemment encore nous avons constaté à la suite de Papplication des traitements mercuriels l'apparition de la stomatite : accident toujours plein de fàacheuses conséquences et pour Ie malade et pour le médecin.

La stomatite mercurielle grave est heureusement devenue une exception. Les « stomatites historiques » de Fournier n'existent plus qu'accidentellement mais bien plus fréquentes sont les stomatites d'intensité moyenne allant de la gingivite à l'ulcération, en général plutôt bénignes mais alarmant quand mème

les malades et créant dans leur esprit une véritable

aire met dé NT ET MY ER FA GET ENS

en at anna ma remain a #4 Le as

phobie des traitements mercuriels. « … Il subsiste à Pesprit de bon nombre de malades une certaine terreur à l'endroit des stomatites. Dès qu'il est question de traitement mercuriel, il en est bien peu qui ne s’alarment « Et mes dents? elles vont sans doute tomber. » Il en est de même des cheveux, mêmes craintes exprimées. C’est le mercure qui reste le grand coupable de ces méfaits » (Spillmann).

Cependant à l’heure actuelle, pour des raisons d'ordre éminemment pratique, il nous est impossible d'abandonner les traitements mercuriels et en conséquence déviter radicalement les stomatites mercurielles, car le mercure reste et restera probablement longtemps encore Ie complément indispensable des (raitements arsenicaux dans toutes les phases de la sypbilis, et actuellement la grande majorité des syphiligraphes continue à lFemployer concurremment aux dérivés de l’arsénobenzol.

D'ailleurs le mercure (et en particulier Phuile grise) jouit d’une vogue qui s’est affermie de jour en jour. On doit à ce sujet se rallier à lopinion de M. Brocq, sanctionnée par le Professeur Fournier : « Ce qu’on ne peut nier, ce que tout praticien doit savoir, c’est que c’est incontestablement (le traitement par Fhuile grise) le procédé de beaucoup le plus commode pour traiter une svphilis chez tous les gens occupés, peu Soigneux, chez tous ceux qui veulent cacher leur maladie. En particulier c’est le procédé idéal pour toute Ta basse classe, pour la population ouvrière. C'est ainsi que nous pouvons traiter avec efficacité,

sureté et sans douleur des syphilitiques qui. sans cela

CT Ye

ne se traiteraient qu'incomplètement ou même pas du tout. C'est la méthode usuelle de traitement de Ia syphilis chez les ouvriers et chez les personnes trop occupées ».

Il faut bien savoir que c'est cette méthode qui provoque aujourd'hui la plupart des accidents à localisation buccale et en particulier ces stomatites tardives qui peuvent apparaitre 6 semaines et plus après la dernière piqüre.

Aïnsi l'importance des accidents de stomatite n'a été nullement diminuée par l'emploi des nouvelles médications arsenicales et les applications thérapeutiques des 606, 9114, 1116.

Les théories pathogéniques basées sur des recherches toutes récentes nous offrent des ressources prophylactiques et thérapeutiques d'un intérêt tout spécial.

Actuellement on doit savoir que la stomatite mercurielle est évitable et connaitre parfaitement les moyens qui permettent de éviter.

Si par suite de faute ou de négligence de Ta part du malade ou du médecin, les accidents de déclarent, on doit instituer vivement le traitement efficace qui ameuera la guérison des lésions dans le plus bref délai possible.

Avant d'aborder l'étude des divers traitements de cette affection, il nous a semblé intéressant de faire l'historique de la stomalite mercurielle el de reprendre ensuite les différentes théories pathogéniques émises à ce sujet en insistant sur les plus récentes sur les-

quelles sont basés les traitements prophylactiques et

curatifs, qui feront l’objet d’un chapitre spécial. Des observations de malades traités de différentes manières et recueillies en grande partie dans le service de M. le Professeur Spillmann terminent ce travail. De nombreuses descriptions de stomatites mercurielles existant, les anciennes ne différant que très peu des récentes, il nous avait tout d’abord semblé superflu d’insister sur la symptomatologie de cette affection que lon trouve parfaitement traitée dans tous les ouvrages de pathologie buccale et auxquels il n'y a rien à ajouter, si ce n’est peut-être que les localisations les plus fréquentes ne sont pas toujours celles que certains auteurs ont bien voulu décrire ces localisations dérivant des théories pathogéniques et variant avec chacune d'elles. Néanmoins, nous avons intercalé pour fixer les idées, dans le cours de uotre travail, un chapitre résumé de symptomatologie. Le diagnostic s'impose en temps que gingivo-stomaüite consécutive à un traitement mereuriel et après examen minutieux de la cavité buccale et une étude approfondie des antécédents thérapeutiques. Cependant il prendrait une importance toute particulière dans le cas où on le ferait avec celui de plaques muqueuses de la cavité buccale, car si les lésions sont d'origine mereurielle le traitement devrait être suspendu, au contraire si les lésions sont syphilitiques, le traitement devrait être renforcé. Le diagnostic avec les autres stomatites ulcéro-membraneuses a beaucoup moins d'importance depuis les récentes théories

palthogéniques qui les montrent comme étant des fuso-

+ ! a CE | 4 "1 E , >a | Ke (ad k »

L 2" nm. Pa + L RAT." ‘ — k à # Fos « + ke OA SE RS À AR RM eue

#0 TES présentant des identités tant au point de vue bactériologique qu'au point de vue histologique. Le traitement à appliquer à chacune d'elles ne variera done pas.

rl ni L ' Q « à - À [4 ) PS = « - - r :

= s + ra .

- ‘ ne LA à | + ‘ M E- ‘ pt ts \ L “ à.

- … [e LL

CHAPETRESES

Page 1