‹ La StratégieChapitre 129 sur 197 · C.-P. de Jaenisch · texte numérisé non relu

C.-P. de Jaenisch

Si les auteurs de la Stratégie raisannée avaient agi dans un but intéressé, ils auraient quelque raison, ce semble, de se féliciter eux-mêmes, après la lettre qu'on vient de lire. La pensée de faire une chose utile pour les Échecs avait suffi à soutenir leur persévérance pour une tâche si longue et si pénible. Ils ne comptaient donc pas sur le bénéfice du témoignage si flatteur qui vient de leur être rendu par la première autorité scientifique dont s'honore aujourd'hui l'Échiquier. On conviendra que l'éloge ne pouvait leur venir ni de plus haut lieu, ni sous une forme plus flatteuse ou plus aimable.

Mais aussi, avant d'accepter la louange, ils comptent au nombre de leurs devoirs d'en renvoyer la meilleure part à celui qui la prodigue d'une poianière si désintéressée. L'auteur de la lettre ne semble-t-il pas avoir oublié que cette méthode des principes, dont il nous fait si large compliment, a ses éléments essentiels dans V Analyse nouvelle? , La Stratégie raisonnée a pris pour drapeau celui de l'école française, de cette école des principes créée par Philidor. Or, qui ne sait aujourd'hui que V Analyse nouvelle en est Tapologie la plus éloquente et la glorification la plus complète. Si les Échecs ont été élevés à la hauteur et à- la dignité de la science (1), à qui le doivent-ils autant, après Philidor,

(i) Voir une note de la préface de la Stratégie, 2« édition.

JOURNAL d'ÉCH£CS 231

qu'aux travaux scientifiques immenses, toujours approfondis, toujours consciencieux du Major de Jaenisch.

Quant à l'observation de notre illustre correspondant sur le 23* début de la deuxième édition de la Stratégie raisonnée, nous n'avons pu encore lui donner toute l'attention qu'elle nous a semblé mériter à tous égards; mais nous y reviendrons, soit dans le journal la Stratégie qui a été créé pour servir d'accompagnement, de complément à la Stratégie raisonnée y soit dans les suppléments qui suivront la deuxième édition.

J. Preti, Abbé Duband.

PARTIES D'ÉTUDE

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SUITE ]D£S DEBUTS MOIDELES.

Le congrès à peine tcrminé^les joueurs d'Échecs effrayés par le bruit de l'Exposition universelle, se sont enfuis de Paris; une partie des amateurs s'est donné rendez-vous au bord de la mer, et le Casino de Trouville a eu l'honneur de devenir, pour un instant, une petite Régence. Là, en même temps, se trouvaient MM. Arnous de Rivière, Lequesne, Hugo Oberdaufern, Hoffer, Borel, Buccheister, Nimmo, Festau,Legrand, Leroy, Porthehaut et nôus-même.

A quelques pas de là, à Villers, s'étaient réunis Son Altesse Royale le prince Murât, M. le comte de Casabiancaet M. Fery d'Esclands.

-La partie que nous donnons ci-après a été jouée par consultation au Casino de Trouville; nous y avons pris part, et elle a été suivie avec un grand intérêt, malgré les vagues qui battaient à nos pieds, et qui ont poussé l'irrévérence jusqu'à couvrir d'écume notre champ de bataille.

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