CHAPITRE V
DcN PiéKCN.
La science des Echecs, comme la science de la guerre, dont elle est la fidèle image, consiste surtout dans l'étude des pièges que l'adversaire habile tend à chaque instant sous vos pas. Ils sont d'autant plus redoutables qu'ils dissimulent le danger sous une apparence de succès, et malheur à celui qui se laisse entraîner aux illusions de ce fatal triomphe.
Bien que ia variété de ces pièges soit pour ainsi dire infinie et plus particulièrement proportionnée à l'habileté du joueur, il est nécessaire cependant d'être initié aux combinaisons les plus ordinairement employées, de manière à ne pas tomber en aveugle au milieu du fossé.
Gette étude, du reste, a d'immenses attraits; elle jette la lumière sur les plans de l'ennemi, en découvre les dangers. Elle développe les sphères de l'imagination, mûrit l'expérience, assure le calcul et facilite ainsi les moyens, non-seulement d'éviter la faute, mais encore de créer à son tour des positions qui compromettent étrangement la partie de l'adversaire.
C'est rétude (îes pièges qui familiarise Tamateur à TÉchiquier, qui lui permet d'analyser les variantes à Tavanbe et de transformer ainsi en certitudes des résultats qui ne sont pour la plupart encore que des probabilités.
C'est enfin là partie la plus essentielle de l'étude du jéU des Échecs.
Première Étude.
Moirs.