AVANT-PROPOS
M. Max Mùller, réminent professeur d'Oxford, n'est guère moins connu en France qu'en Angleterre, et n'a pas besoin d'introducteur. Les lecteurs qui seraient désireux de connaître en détail sa vie et ses œuvres , pourront consulter la biographie mise par M. Georges Harris en tête du tome premier de la traduction des Nouvelles leçons sur la^science du langage^, A cette biographie nous ajouterons seulement que M. Max Millier, qui était déjà correspondant de l'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, a été récemment élu associé étranger de la même Académie, en remplacement de M. Welcker.
La leçon que nous publions est une conférence faite devant l'Université de Cambridge le 29 mai 1868. L'auteur a pris pour sujet une de ses idées favorites. Il l'avait exposée pour la première fois dans une Lettre au chevalier de Bunsen, publiée par ce dernier dans son Esquisse de la philosophie de V histoire universelle, M. MiiUer trouva alors un adversaire en M. Pott, qui publia en réponse un article intitulé Max Mûller und die Kennzeichen der Sprachverwandtschaft ^, dans lequel il écarte l'idée d'une comparaison entre les langues qui ne serait pas fondée sur des rapprochements faits entre les mots déjà tout formés. M. Millier est revenu pour la seconde fois sur ce sujet dans ses premières lectures sur la science du