‹ La stratification du langageChapitre 47 sur 54 · Zettsckrift, XII · texte numérisé non relu

Zettsckrift, XII

tinctiÊ, ou, commeditGrassmanii, indicatif, servent entreautres choses à l'expression des nombres * . Si donc hhi était une préposition ou plutôt une postposition, une forme mutilée de ahki, on s'attendrait à trouver ces éléments avant et non après la particule, Puisqu'au contraire la syllabe ~bhi est immédiatement adaptée au thème, s'il Mlait y voir une préposition comme le Jatin -cum, vag-bhj-as correspondrait à une forme latine telle que vo-cum-bis et non vo-bis-cum. Les éléments qui s'ajoutent ici à la syllabe bhi oflrent une analogie frappante avec les signes casuels de l'accusatif et du génitif. Le phénomène en question ressemble donc plutôt à une formation casuelle par circonlocution. D'un thème nominal se forme d'abord une sorte de thème secondaire de flexion, par exemple vag-hhi de vak, comme pour le gén. plur. on a dëvân de deva, et c'est à ce thème que s'adaptent alors les désinences casuelles proprement dites. Ainsi s'expliquent le pluriel ï?ia nîiXii et le nom propre 'Ici; en regard de if t qui a l'air d'un instrumental du thème Fi ^. Le suffixe bhi est évidemment apparenté avec d'autres suffixes commençant par la même consonne, par ex. : haku-bh, kaku-bhors (kakuha-s), rsa-bha-s ^, kara~bha-s, gr. IXa-yo-; ■* à côté de èî-Xô-ç, Mpu-ifft, ïtépt-çû-ç. J'ai étudié ailleurs ^ les ramifications multiples de ces suffixes. On a songé à rendre compte des formes de ce genre par la racine bha = gr. ^a, paraître, qui explique bien le sens diminutif qu'on voit ressortir particulièrement du grec ~açio-v, mais non l'emploi tout différent de la syllabe bhi dans la formation casuelle, et la constance du son I. Ceux qui ne reculent pas devant les conjectures hardies penseront peut-être à la racine bhu, devenir, être, qui aurait pu donner une forme nominale bhu-ja, accourcie ensuite en bhj'a, puis bhi. Un pareil nom aurait signifié quelque chose comme « essence », et aurait pu se combiner avec un thème nominal, aussi bien que les formes verbales de la racine bhu ont donné de nouvelles formes verbales. Quoi qu'il en soit, je suis persuadé que nous avons ici affaire à un thème secondaire, à une combinaison analogue à celle des formes verbales composées. Il en est peut-être de même des suffixes qui tiennent de la nature des désinences casuelles comme On (Os), Si, 6ev, remontant à une forme commune dha (comparez [iio-fti-; de

1. Voyez à ce sujet plusieurs analyses dèlicah^s de Schteicher.

Page 1