‹ La stratification du langageChapitre 54 sur 54 · ZeUschnft de Kuhn, XVI · texte numérisé non relu

ZeUschnft de Kuhn, XVI

trants, sont très propres à se détruire réciproquement. Benfey et Ascoli, malgré leur divergence complète quant aux fins, se rencontrent souvent dans les moyens. Pour l'un comme pour l'autre, il n'est pas douteux que de fortes altérations phoniques, des obscurcissements du sentiment du langage, des formations anomales, analogues à celles qu'on peut en partie démontrer pour des périodes postérieures du langage, appartenaient déjà aux plus anciennes. Ils cherchent tous les deux à expliquer les formes indo-germaniques par l'hypothèse de détériorations et de mutilations considérables. Mais admettre de tels symptômes pour la période de la jeunesse du langage n'est guère plus vraisemblable que de supposer un enfant aux cheveux blancs, ou un adolescent édenté. Au moins doit-on convenir que si l'on peut trouver un moyen d'expliquer la formation successive de la structure du langage indo-germanique sans avoir recours à des hypothèses aussi violentes, ce moyen mérite la préférence.

Nogent-le-Rotrou, imprimerie de A. Gouverneur.

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