‹ La structure du protoplasma et les théories sur l'hérédité et les grands problèmes de la biologie généraleChapitre 11 sur 251 · composition chimique de la cellule · texte numérisé non relu

composition chimique de la cellule

La composition chimique des différentes parties de la cellule est encore très mal connue. Certes on a donné à toutes ces parties nombre de noms en qui pourraient faire croire que l'on connaît leur composition chimique. Ce serait une illusion, et il y a grande utilité à établir une distinction nette entre ces diverses substances à désinence semblable. Les unes nous sont parfaitement inconnues dans leur composition chimique. On ne connaît ni leur formule de constitution ni leur formule brute ; on ne sait si elles sont simples ou si elles sont des mélanges de substances définies différentes ; disons le mot, ce ne sont pas des substances chimiques. De ce nombre sont la linine, la pt/j'énine, la paranucléine^ V ainphipyrénine etc. On les a nommées et distinguées d'après la manière dont elles se comportent en présence de certaines matières colorantes, mais sans rien savoir des réaclions qui se passent dans la fixation de la couleur. Je ne veux pas dire par là qu'on ne sache rien de la

LES FAITS

composition chimique du nucléole, par exemple, ou du réseau achromatique, mais qu'en les disant formés de pyrénine ou de Imine on ne fait pas une réponse ayant un sens chimique déterminé. Pi/rénine, linine, etc., signifie seulement substance : reconnaissable à tel aspect microscopique, à telle manière de se comporter en présence de telle substance colorante.

Au contraire, la nucléine^ la globidine, la, plasti ne même etc., sont des substances chimiques vraies, dont on sait plus ou moins selon les cas, mais qui méritent de prendre place dans un ouvrage de chimie pure.

Un exemple fera bien comprendre cette distinction. Bien que chromaline et nucléine soient presque synonymes, la chromatine appartient au premier groupe et la nucléine au second, et Ton peut dire que la chromatine des histologistes est une des variétés de la nucléine des chimistes.

Rien n'empêche d'ailleurs que ces substances passent de la première catégorie dans la seconde. C'est ce qui est arrivé pour la plastine de Reinke (81) à la suite des recherches de Zacharias (83).

Cela bien compris, examinons successivement les différentes parties de la cellule.

La composition de la membrane des cellules animales est à peu près inconnue. Cependant on connaît celle de la membrane vitelline de certains œufs à jaune volumineux, qui est en somme une membrane cellulaire. Krukenberg a pu déterminer celle de l'œuf du Scyllium et Liebermann celle de l'œuf de poule. C'est une substance albuminoïde incomplète, analogue à la kératine,, contenant du soufre et point de phosphore. Il est donc permis de supposer que des substances albuminoïdes analogues constituent les autres membranes cellulaires.

Le cytoj}lasma comprend dans sa constitution :

1° Des nucléo-albumines, substances albumineuses ' légèrement phosphorées, solubles dans le suc gastrique, qui les décompose en peptones restant en solution et en acide nucléique qui précipite. Ces substances sont sans doute multiples et variées. Nous ne sommes pas actuellement

' .J'emploie cette dénomination de substances albumineuses dans le sens précis (jui a été fixé par A. Danilevsky (94), c'est-à-dire dans celui de substance albuminoïde vraie, complète, possédant, dans des proportions variées, tous les groupes essentiels qui entrent dans la constitution de rall)umine de l'œuf, réservant, comme lui. le nom de siibs-

tances albuminoïdes à celles dans lesquelles (juelqu'un de ces groupes essentiels manque, telles sont : la gluline, la kératine, la spongine, la fibro'ine, Vclastine. la cornéine, etc.

Les autres auteurs appelaient ces substances les unes albumiiio'ides, les autres albumoïdes , mais sans distinction précise.

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