‹ La structure du protoplasma et les théories sur l'hérédité et les grands problèmes de la biologie généraleChapitre 24 sur 251 · DIVISION DIRECTE OU AMITOSE · texte numérisé non relu

DIVISION DIRECTE OU AMITOSE

Ce mode de division beaucoup plus simple que le précédent a été bien connu avant lui et pendant bien longtemps on a cru qu'il était le seul : le signe caractéristique de la division était le noi/an en biscuit. On sait aujourd'hui qu'elle est beaucoup plus rare que l'autre et beaucoup d'histologistes voudraient la réduire à un processus d'altération morbide de dégénérescence ou de sénilité cellulaire.

Le cas typique se réduit à ceci : le noyau s'allonge, s'étire et se coupe, le corps cellulaire en fait autant et bientôt au lieu d'une cellule il y en a deux. Il n'y a là ni intervention du centrosome, ni fuseau, ni formation de chromosomes, ni disparition de la membrane nucléaire. Le noyau garde l'aspect qu'il avait à l'état de repos.

Le sort du centrosome est assez obscur. Souvent on ne le voit pas se diviser. Dès lors il doit manquer à l'une des deux cellules au moins qui devient par là incapable désormais de division indirecte. Parfois on l'a vu se diviser et même former im petit fuseau.

Dans quelques cas, il semble prendre une part active à la division nucléaire : Meves (91) l'a vu dans les spermatogonies de la Salamandre s'étirer en un ruban qui se met en croix avec le pont qui réunit les deux moitiés du noyau en biscuit, pris se souder en anneau autour de ce pont, comme pour l'étrangler et aider à la division. Mais il n'a pu suivre le phénomène. Arnold (88) a décrit, sous le nom de fragmentation nucléaire, la division dans laquelle le noyau se fragmente en morceaux sans disposition régulière. Enfin Goppert (91) a vu cette fragmentation se faire par un processus très bizarre. Le noyau se perce d'un trou en son centre et se transforme ainsi en un anneau qui s'ouvre puis se fragmente en deux ou plusieurs morceaux.

On voit que ce mode de division est beaucoup moins fixe que la mitose. On a cherché à voir dans certaines de ses formes un intermédiaire entre elle et cette dernière mais sans trouver rien de démonstratif.

Vaiichena, ou transitoire et suivi de la division ultérieure du cytoplasma qui n'a été que retardée, comme dans le sac embryonnaire des Phanérogames.

' L'amitose a été assez rarement cons-

tatée d'une manière formelle. L'énumération suivante, quoique incomplète, pourra paraître assez riche, mais qu'estelle en comparaison de celle que l'on pourrait donner pour la mitose? On

LES FAITS

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