‹ La structure du protoplasma et les théories sur l'hérédité et les grands problèmes de la biologie généraleChapitre 48 sur 251 · LA PARTHÉNOGENÈSE · texte numérisé non relu

LA PARTHÉNOGENÈSE

Mais des observations plus étendues ont montré que ces faits n'avaient pas toute la généralité nécessaire. D'après Platner (88), Blochmann (89), Henking(89, 91, 93), Emery (93) et d'autres, dans certains œufs parthénogénétiques, le deuxième globule se forme, se sépare complètement et les œufs ne s'en développent pas moins sans fécondation'. Inversement KuPFFER et BôHM (87) ont constaté que, chez la Lamproie, le deuxième globule polaire ne se forme qu'après la fécondation, et cependant ses œufs, s'ils ne sont pas fécondés, ne se développent pas. La non émission du deuxième globule polaire n'est une condition ni nécessaire ni suffisante. D'ailleurs 0. Hertwig (82) fait remarquer avec raison que la condition déterminante de la faculté de se développer sans fécondation doit être bien antérieure au moment où les globules se forment, car, dans les animaux qui produisent à la fois des œufs parthénogénétiques et des œufs ordinaires, comme les Daphnies, les ovules se caractérisent comme appartenant à l'une ou à l'autre de ces catégories presque dès leur formation, bien avant qu'il soit question de globule polaire : les pi^emiers restent petits et pauvres en protolécithe, les seconds grossissent beaucoup et se chargent de matières nutritives abondantes. En sorte qu'il faut retourner la proposition de Weismann et dire, non que les œufs se développent sans fécondation parce qu'ils n'ont pas émis de deuxième globule polaire, mais qu'ils n'émettent pas ce globule (dans les cas où il en est ainsi) parce qu'ils sont destinés à la parthénogénèse.

Les questions théoriques relatives à la Parthénogénèse sont donc multiples : D'où vient-elle ? Comment s'est-elle établie à côté de l'Amphimixie ? Dérive-t-elle de celle-ci ou lui est-elle antérieure? Enfin et surtout, qu'y a-t-il dans certains œufs qui leur permette de se développer sans fécondation tandis que d'autres ne le peuvent pas?

il se forme un groupe quaterne de forme n'avoir pas démontré que les œufs ayant ^ et que |- est éliminé, en sorte qu'il émis le deuxième globule se soient déven'y a pas réduction qualitative comme loppés.

cela aurait lieu si un second globule éli- Il semble s'établir, d'après les observaminait « ou 6 dans le j restant. tions de Gi.\rd (89) et de Boveri (90), que

* Brauer (93) contredit les observations les œufs à parthénogénèse prédestinée de Blochmann (89) et celles de Platner en quelque sorte, n'ont qu'un globule (92), reprochant au premier des descrip- polaire, tandis que ceux à parthénogénèse tions et des figures trop incomplètes pour facultative ont les deux. Cette observation que l'on sache si le 'globule dont il parle a quelque intérêt, mais elle laisse à la est bien le deuxième , et au second de question toute son obscurité.

LES FAITS

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