B. CARACTÈRES INDIVIDUELS
Il n'y a pas de loi générale pour la transmissibilité des caractères individuels. Il faut examiner séparément les diverses catégories et en distinguer surtout deux principales : les caractères innés et les caractères acquis. Les caractères innés sont ceux qui, sous une forme quelconque, connue ou non, peu importe, étaient contenus dans l'œuf fécondé. Les caractères acquis sont ceux qui se sont développés uniquement par l'action des conditions ambiantes. Cette définition suffit pour l'heure, elle sera complétée en temps et lieu
' Lorsqu'un Mammifère naît avec des fentes au cou, il ne se rapproche pas du Poisson ; il se rapproche de ce qu'est tout Mammifère à un moment de sa vie fœtale, et la question de savoir si ces fentes transversales rapprochent le Mammifère du Poisson se pose à l'occasion de l'Ontogénèse normale et non de la Tératogénèse.
^ Cela n'est pas infirmé par l'apparition des caractères ataviques qui est si fréquente chez les hybrides. Admettons provisoirement que, lorsqu'un Mulet naît avec des rayures, ce caractère n'est celui ni de l'Ane, ni du Cheval, ni du genre Equus qui les contient tous les deux, mais c'est celui d'un an-
cêtre rayé , zébriforme, du genre Equus.
Sanson (93) a insisté sur la distinction entre l'hérédité de race et celle des caractères individuels. Il déclare la première beaucoup plus solide que la seconde, en ce sens que les caractères individuels sont rapidement noyés dans la moyenne par le mélange des sangs dans la fécondation , tandis que le croisement n'a qu'une influence passagère sur les caractères de race. D'après lui, les produits de croisement finissent toujours par faire retour à l'une des formes parentes, quelque soin que l'on mette à les maintenir. (V. aussi p. 190 à la fin de la note.)
^ Nous proposons cette appellation de
-LES FAITS