‹ La structure du protoplasma et les théories sur l'hérédité et les grands problèmes de la biologie généraleChapitre 74 sur 251 · LIAISON ET INDÉPENDANCE DES CARACTÈRES TRANSMISSIBLES · texte numérisé non relu

LIAISON ET INDÉPENDANCE DES CARACTÈRES TRANSMISSIBLES

Y a-t-il, entre les caractères transmissihles, quelque dépendance qui fasse que les uns entraînent les autres, ou n'y a-t-il que hasard dans la manière dont ils se groupent ?

Les faits sont ici contradictoires. Da Gama Machado (31 à 58) croit avoir observé une certaine conformité entre les caractères psychologiques et la couleur du pigment ; il assure que si deux frères sont de même taille , de même habitus général et surtout de même nuance de peau et de poil, leurs caractères et leurs goûts sont identiques jusque dans le détail. Les métis du Canard sauvage et du Canard domestique auraient toujours l'humeur sauvage ou docile du parent dont ils ont pris la robe^

Les individus, affectés d'une tare psychologique, que les médecins spécialistes appellent des mentaux ont un ensemble de sùgmates physiques, et l'on ne trouve jamais les uns sans les autres. C'est une sorte de Corrélation dans l'hérédité.

Presque toujours les organes symétriques se ressemblent et sont le résultat d'une combinaison identique des divers caractères hérités. Non seulement les deux bras, les deux jambes, les deux moitiés de la tête et du tronc, sont semblables, mais il y a ressemblance entre les proportions des parties non symétriques. On ne voit guère le fils d'un père gros et court et d'une mère grande et mince avoir le cou svelte de celle-ci et les membres trapus de celui-là. De même toutes les parties du tégument, du poil, sont en général uniformes et représentent un même compromis entre les caractères de ces organes chez les parents.

Mais il y a des exceptions formelles. On sait combien sont fréquentes les mèches blanches héréditaires, et souvent dans une chevelure ou une barbe qui ne rappelle en rien pour le reste les parties similaires du parent qui a légué la mèche. Sanson (93) a remarqué que, parmi les bœufs du Nivernais, métis de Charolais et deDurham, on rencontre souvent d'un côté la corne du Durham et de l'autre celle du Charolais. La diflerence s'étend aux frontaux et le crâne se montre très asymétrique. Ainsi l'un des frontaux peut venir du père et l'autre de la mère^

1 Cela explique la singularité de la fondation qui porte son nom parmi les prix de l'Académie des Sciences.

- Sanson (93) cite deux autres exemples

semblables. Un étalon anglo-normand nommé Gouverneur avait l'un des frontaux de sa race maternelle, l'autre de sa race paternelle, ce qui rendait sa tète

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