HÉRÉDITÉ DANS LA PARTHÉNOGÉNÈSE
Au point de vue physiologique, l'œuf parténogénétique est assimilable à une spore et se comporte de la même manière sous le rapport de
' Kencely-Bbidgmann (G2) a trouvé sur des Fougères certaines anomalies locales de la nervation des feuilles, et il a constaté que les spores nées en ces points donnaient naissance à des plantes dotées de la même anomalie, tandis que les spores d'une région normale toute voisine sur la même feuille donnaient des plantes à nervation régulière.
^ La génération alternante n'empêche pas cette hérédité. Dans une Fougère, par exemple, la spore provient de la plante feuillée et engendre un prothalle; mais si l'on considère le cycle évolutif complet, de la spore à la spore, on verra que celleci développe la même série de parties végétatives que la spore de la génération précédente.
LES FAITS
l'hérédité. Nous avons ici la même ressemblance identique, en dépit de l'alternance des générations, dans la totalité du cycle évolutif et la même liberté de variation dans l'intervalle de la reproduction. Le fait que certains œufs parthénogénétiques, comme ceux des Pucerons, peuvent donner soit des mAles, soit des femelles, semble en opposition avec l'idée que l'hérédité parthénogénétique est aussi stricte que celle de la génération asexuelle. Mais il n'en est rien, car nous avons vu (p. 195) que le sexe n'est pas héréditaire, en ce sens que l'œuf d'où sortira un mâle ne diffère en rien d'essentiel de celui dont naitra une femelle et que, sauf rare exception, la détermination du sexe dépend des conditions ambiantes ou des conditions secondaires d'âge relatif ou de nutrition des produits sexuels.